Jeudi 24. Lab-as, si, j’y suis !

Il paraît qu’un typhon passe sur les Philippines, ce qui expliquerait la pluie incessante de ces derniers jours. En tout cas, ce matin on a droit à un léger répit. Juste le temps de prendre le p’tit dej, de boucler les bagages, de prendre le bangka qui nous ramène vers la civilisation et de sauter dans un premier car de la CRS et la pluie reprend de plus belle. Et ce sera comme ça pendant tout le voyage qui nous amène à Dumaquete sur la côte sud-est de Negros, dernière étape de notre périple.
Paysage un peu habituel maintenant, le long de la côte sud, que nous pourrions apprécier si les vitres des bus successifs que nous prenons n’étaient pas entièrement opacifiées par l’eau et la buée. On se fait une raison et on patiente pendant les quelque 6 heures de durée du voyage. Miracle, à l’arrivée, la pluie s’est calmée et nous voici installés au Gabby’s B&B, un peu en dehors de la ville, après une petite erreur de parcours due à de mauvaises indications de Google (assez fréquentes au demeurant). Le lieu est sympa, jeune… surtout avec notre arrivée.
La ville ressemble plus à Bacolod qu’à Iloilo, heureusement, pas d’immeubles. Mais, décidément, ces villes Philippines ne sont pas faites pour les piétons que nous sommes : quasiment pas de trottoirs, rues peu ou pas éclairée, omniprésence des véhicules et irrespect total vis-à-vis des piétons… Vaille que vaille, on s’entête à vouloir tout faire à pied, d’abord du B&B à l’hôtel Harold où nous cherchons des renseignements pour organiser nos deux prochains jours, puis jusqu’au resto, le Lab-as, difficile à trouver puisque c’est ici. Promis, on rentrera en tricycle.
Quant au resto, réputé pour ses poissons, un endroit à ne pas manquer. Le Lonely et le Petit Futé ne se sont pas trompés, c’est vraiment la meilleure adresse de Dumaguete. Encore que, comment savoir quand on n’en a pas essayé d’autres… culotté le Petit Futé puisqu’il n’indique que celui là. Au menu : poisson grillé (du red snapper, inconnu au bataillon mais délicieux) et riz (on s’y fait) accompagné d’une soupe de poissons au coco, super.
Ce soir, après la pluie, le temps est frais. On digère sur la terrasse de l’hôtel.

Publié dans : Philippines 2015 | le 24 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Mercredi 23bis. Notre petite Peacock…

Voici notre petite hutte à Sugar Water Beach.

Notre hutte à Sugar Beachimage

et la Peacock des autres.

 

 

Publié dans : Philippines 2015 | le 24 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Mercredi 23. De Sugar Beach à Water Beach.

Nuit difficile et agitée en raison du bruit de la mer auquel s’est ajouté celui de la pluie. Pluie qui ne semble pas vouloir nous quitter : un petit coin de paradis contre un coin de parapluie, mais Béa a toujours l’air d’un ange… Qu’est-ce qu’Adam et Ève devaient se faire chier quand il pleuvait au Paradis. Et la pluie continue.
Donc RAS. Entre deux averses, un petit tour dans l’arrière-pays : toujours des pêcheurs, toujours moins bien lotis que ceux de la façade océanique. Béa essaie qqs baignades dans l’eau remuée. Moi je soigne un rhume carabiné avec ce que je peux mais surtout avec du rhum, ça rime.
Le repas du soir, avec poisson grillé, apporte distraction et réconfort.

Publié dans : Philippines 2015 | le 23 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Mardi 22. Sugar Beach.

Quelles que soient les routes, la circulation aux Philippines est compliquée : urbanisation quasi constante donc tricycle, jeepney et autres véhicules qui peuvent surgir, virer, dévier à tout moment… piétons, enfants sortant de l’école qui marchent le long de la route… chiens, poules, chèvres et autres ruminants qui errent… voies rétrécies ou endommagées fréquentes… Globalement, les philippins roulent prudemment, comme on le ferait, nous, dans ces conditions.
Entre Bacolod et Sipalay, la route est bonne, le trafic assez dense (de nombreux bus de la Ceres) mais le chauffeur du minivan que nous avons pris a décidé de jouer les Schumacher (sorti du coma, bien sûr). On traverse les villages à la manière du Paris-Dakar : à peine 3 heures pour faire 200km en comptant les arrêts et les détours pour déposer les passagers. Effectivement on a gagné du temps. Heureusement, il conduit bien, mais quelques chiens ont dû avoir chaud aux fesses.
On a, malgré tout, eu le temps de voir le paysage. La route est bordée de canas tout au long. Cette fois-ci, c’est la canne à sucre, encore verte, qui domine les cultures de la plaine littorale. Parfois on croise ou double d’énormes camions remplis de canne mûres, des sortes de « cachalots », comme à la Réunion.
Le minivan nous débarque sur Poblacion Beach avec nos bagages, au milieu de nulle part. Un Bangka doit venir nous chercher pour une destination bien mystérieuse, Sugar Beach… on attend… Bon, je vous la fait à la manière de « Voyage en terre inconnue ». En réalité, on a vu une jeune femme et le bateau doit arriver vers 13h. En attendant, on va se balader sur la plage.
Au loin un bruit de moteur… un bruit qui se rapproche… Non, là, on se la joue « La mort aux trousses ». C’est le Bangka, seul moyen pour accéder à Sugar Beach, qui accoste sur la plage et nous voilà embarqués pour une balade un peu mouvementée vers notre destination.
Sugar Beach, notre nouveau petit paradis : une plage de sable blond de plus de 2km de long bordée de cocotiers et autres palmiers, de fleurs… derrière lesquels se cachent plusieurs Resort. Personne ou presque, nous sommes en basse saison. Le notre s’appelle Drifwood Cottage (Béa me précise que Driftwood veut dire bois flotté, ce qui n’est pas étonnant car l’arrière plage est jonchée de débris naturels) et on s’installe dans une belle hutte en bambou où le confort moderne est loin d’être absent. Quelques baignades plus loin, le tour complet de la plage fait, on s’accorde un rhum-sprite avant de déguster un excellent curry de poisson façon Thaï. « On est pas bien làaaaa ! »
Revers de la médaille : le luxe relatif de ces hébergements et la clientèle qui les fréquente contrastent avec les cabanes rudimentaires et le niveau de vie des quelques pêcheurs regroupés discrètement au sud de la plage. Il faut espérer, qu’en pleine saison, ces personnes tirent quelque profit de la manne touristique (passages en bateau, produits de la pêche…). Situation fréquente aux Philippines, et particulièrement à Manille, où les bidonvilles côtoient les immenses centres commerciaux à l’américaine.

Publié dans : Philippines 2015 | le 23 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Lundi 21. Repos forcé, repas sauté.

Hier, je ne sais pas ce qu’on a mangé de mauvais mais, ce matin, je suis malade comme un chien (drôle de comparaison !). Peut-être la délicieuse (au goût) huître qu’une dame m’a fait déguster au marché. Je vous passe les détails. Ce genre d’aventure n’est pas rare quand on voyage loin mais, à ce point, cela ne m’était pas arrivé depuis l’Afrique. Alors, en désespoir de cause, j’ai appliqué un remède qu’on m’avait conseillé : le Coca-Cola. Et bien, c’est efficace, puisque vers midi j’ai enfin pu redevenir un être normal et non plus un simple tube digestif. A bon entendeur, salut.
Nous devions aller à Silay, ancienne capitale de la canne à sucre, voir les magnifiques demeures des riches propriétaires de la fin du 20ème siècle. C’est râpé, ce sera pour une autre fois ou dans une autre vie.
Béa en a profité pour donner du linge à laver. Ce n’était pas du luxe car avec la chaleur et l’humidité, le sac à dos commençait à puer. Et cet AM, elle a été faire un tour en ville, notamment au SI pour préparer la suite. Moi, je me suis reposé.
Ce soir, ce sera riz… riz… au riz sec et à l’eau. Ça tombe bien, on mange que ça ici. Dommage, quand même, de ne pas pouvoir goûter au rhum fabriqué localement.

Publié dans : Philippines 2015 | le 21 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Dimanche 20. Negros, dernière île.

Depuis notre arrivée sous la pluie battante à Boracay, le temps est plutôt gris. Ce matin nous sommes réveillés, dès potron-minet, par le soleil mais surtout par des sons nouveaux : le bruit infernal des voitures a été remplacé par celui de hauts-parleurs qui diffusent musique et annonces. Que se passe-t-il ? On a droit au marathon de l’année réunissant une foule de jeunes, tous en tee-shirts verts. Ça tombe bien, nous avons décidé de partir tôt pour l’île de Negros, notre dernière étape.
Traversée d’un heure très agréable sur une sorte de grosse vedette rapide « Supercat ». On passe entre une multitude de petites îles et tout près de Guimaras qu’on squize, faute de temps, pour arriver au nord de l’île, à Bacolod. Dans le tricycle qui nous conduit au « 21th street », la première impression que nous avons est plutôt positive : certes, certains quartiers sont manifestement pauvres mais cette ville ressemble à une ville où habitent, aussi, des humains et non, uniquement, des objets roulants à 2 ou 4 roues. La « pension » est moderne, agréable et surtout dans un quartier tranquille. On va être un peu au calme, contrairement à Iloilo.
Ça se confirme, la ville est grouillante, c’est dimanche en plus, mais on y circule avec plaisir. En centre ville, Bacolod nous rappelle vraiment les villes de Bolovie : grandes places arborées, avec larges allées, jets d’eau, bassins, marchands ambulants et sur les côtés des allées couvertes, le long du marché, de petits stands proposent de tout et n’importe quoi (fripes, bouffe, fruits, téléphones…) dans un capharnaüm pas possible. Un marché couvert où se côtoient produits de bouche (poisson, viande, riz, fruits et légumes…), artisanat local, fringues, quincaillerie… Un vrai marché quoi.
Quelques vestiges de l’occupation espagnole et de la richesse de la ville, capitale de la canne à sucre : la cathédrale de style rococo, encore intacte mais sans grand intérêt ; les bâtisses (car dimanche c’est fermé, on reviendra demain) des musées de style colonial ; et puis, dans une rue aux demeures cossues, une maison kitsch des années 50 et deux improbables maisons Art déco bien conservées.
Le nord de la ville est plus organisé et « américanisé », notamment le long du grand axe de Lucson Street, avec des boutiques modernes, des centres commerciaux, des restos… Après les traditionnelles averses de la soirée, c’est là que nous allons chercher à dîner.

Publié dans : Philippines 2015 | le 21 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Samedi 19. Deux mariages et un enterrement.

Autant le dire tout de suite, cette ville est aussi moche que les autres. Je ne vois pas où le Lonely y a vu des airs de province. Une seule idée, la fuir.
Alors, on va se sauver et faire un peu de tourisme culturel : le tour des églises baroques construites par les espagnols, parmi les seules des Philippines à avoir été épargnées par les bombardements américains contre les positions japonaises. Il faut se débrouiller tout seul car rien n’est fait, ici, pour ce genre de tourisme (d’ailleurs de tout notre séjour sur Panay, on n’aura vu aucune tête blanche), aucune information fiable n’est disponible sur les dates et horaires d’ouverture… On part un peu au pif.
Trois jeepney successifs nous permettent de nous rendre à la plus lointaine, celle de Miagao, à une quarantaine de km. Une chance, elle est ouverte puisqu’on y célèbre un mariage. Curieuse cette impression, en un instant, de changer de continent. L’Asie est bien loin, on se retrouve en Amérique du Sud : église en grès, très massive car fortifiée, qui trône au centre du village avec jardins… Le monument a été classé au patrimoine de l’UNESCO et ravalé partiellement. On voit encore des bas reliefs autour des ouvertures et notamment du portail mais le vent et les pluies ont fait des ravages. L’un d’eux représente Saint Christophe traversant une forêt de cocotiers et papayers, le Petit Jésus sur ses épaules. Étonnant, non ! aurait dit Desproges. L’intérieur est banal si l’on n’exclut un retable bien moche et doré et, les Philippines aidant, une toiture reconstruite en… tôle ondulée.
A Guimbal, 8km en retournant sur Iloilo, le dépaysement est encore plus complet. L’église, très massive aussi, est presque noire et couverte de mousses et plantes parasites. Mais surtout, elle se tient face à une immense place piétonne, ombragée avec des pelouses et des bancs. Cela nous rappelle la Bolovie. Tiens, encore un mariage ! On va pouvoir entrer à l’intérieur. Ici le retable est en pierre, plus sobre, et la charpente métallique est plutôt élégante. Quelques bas reliefs en façade mais modestes.
Deux mariages, il nous fallait un enterrement à Tigbauan… Pas de problème, il est au rdv. L’église est déjà pleine mais la cérémonie n’a pas encore commencé. On peut admirer, malheureusement trop rapidement, le chemin de croix fait d’immenses mosaïques très colorées posées sur les murs intérieurs de l’église qui, contrairement aux deux autres, possède un transept. L’extérieur ressemble fortement à celle de Guimbal, avec la place qui a été annexée par le Barangay (la mairie). De loin notre préférée.
Retour à la réalité : Béa veut aller voir le fameux Smallville, centre d’activité réputé de la ville. Après des km inutiles le long d’avenues aussi inhumaines que larges, on se retrouve devant RIEN, du Pipo ! Plutôt que de faire encore des km pour atteindre SM City (et non pas SimCity, pour les amateurs de jeux informatiques), on se rabat alors sur le Robinson plazza, un centre commercial en centre-ville. Une sorte de Belle-Épine entre Asie et USA. Tout ce que j’aime…
Consolation du soir, bonsoir : vous ne devinerez jamais ce que j’ai mangé ? Du crispy pata, une spécialité philippine… mais qu’est-ce-que que ça ? Les paris sont ouverts.

Publié dans : Philippines 2015 | le 20 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Vendredi 18. Ceres S(ans) S(ouci)…

Dans l’île de Panay, où nous redébarquons après ces deux jours passés dans le St-Trop philippin, c’est la récolte du riz. Beaucoup de monde dans les rizières à faucher, rassembler les épis, brûler ou déchiqueter la paille. Des nattes sont posées un peu partout, sur le bord des routes, sur les places des villages, sur la plage… et le riz en grain y est étalé pour sécher.

C’est la compagnie Ceres (SS) qui a le monopole des bus sur l’île et nous avons décidé de prendre la direction de Iloilo en choisissant la route de l’ouest car, d’après le Lonely, c’est la plus belle. Effectivement, la route est d’abord en corniche au-dessus de la côte puis nous rejoignons la plaine littorale, souvent très large, où nous circulons au milieu des cultures : des bananiers, des cocotiers, bien entendu, et maintenant des manguiers mais surtout, à perte de vue, des rizières en pleine activité à cette saison de moisson. En lisière de montagne, le riz prend des allures de terrasses. A l’opposé, les palmiers puis la mer servent de toile de fond. Parfois, c’est la canne à sucre qui prend le dessus. Une harmonie  de verts sur près de 100km.

Après San-José, on traverse la cordillère pour rejoindre la côte sud-est… cela nous rappelle celle du Nord-Luzon. Enfin, dans plusieurs villages à l’approche de Iloilo, on devine les quelques rares églises espagnoles que les américains n’ont pas « réussi » à détruire, pendant la guerre.

Le terminal des bus est loin du centre ville, il fait nuit (le voyage a duré 8h, quand même, la route est bonne mais le bus s’arrête toutes les 2 minutes pour prendre ou déposer des passagers), il pleut et, sans indication, la recherche d’un hôtel est un peu problématique. Heureusement, le chauffeur de taxi, super sympa, après un essai infructueux nous conduit à l’Arthur Suite où l’on pourra dormir.

Il est temps de dîner. Impossible de trouver les adresses du Lonely (largement défaillant dans ce cas). La circulation est intense, les trottoirs impratiquables, on se rabat sur un restaurant de poisson tout proche : bien mais 2 fois plus cher que chez Margarita. Ah ! Talipanan où es-tu ?

Publié dans : Philippines 2015 | le 20 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Jeudi 17. Mais où qu’on est donc ?

Ah, putain ! faire plus de 10 000 km pour arriver à Manille, sans compter les deux jours de bus, bateaux et autres transports, et se retrouver sur l’île aux plus belles plages du monde avec la pluie, c’est rageant. Je plaisante, bien entendu, car la réalité est tout autre. Certes, les plages sont magnifiques (sable doré, d’une finesse étonnante) encore plus qu’à Talipanan, le soleil est timide mais fait des apparitions, la lumière est très belle et la couleur de l’océan est de plus en plus turquoise… Un décor de rêve pour cet îlot de seulement 7km de long. Voilà pour le bon côté des choses.
Sinon, à Boracay, on ne mange presque plus de riz, il y a des couteaux à table (quelle horreur !), de karaoké il n’en est plus question, les petites boutiques ont laissé la place aux grandes marques, vous êtes sollicités sans cesse pour une promenade en bateau (d’ailleurs, la baie est remplie de bateaux prêts à partir), pour faire de la plongée, du snorkelling, du seaglidind (parachute ascensionnel), des massages et autres « plaisirs », les touristes ont des allures peu locales (asiates très variés : chinois, japonais… ; européens ; russes, mais oui, mais,oui ! Etc…). Et encore, on est en basse saison. Bref, on n’est plus aux Philippines.
Tentons une image : imaginez la plage de Deauville (avec palmiers et cocotiers) tout au long de laquelle, à quelques mètres de la mer et sans discontinuité, on aurait remplacé les cabines par des bars, restaurants, hôtels, agences de tourisme et autres boutiques sur plus de 4 km. De plus, des marchands ambulants vous sollicitent en permanence pour acheter des objets tout aussi moches et inintéressants les uns que les autres : fausses perles, bracelets, pieds pour selfies, lunettes de soleil… Ça fout le tournis.
Comme le décor est magnifique, nous essayons de faire abstraction de tout cela et de chercher des coins tranquilles, notamment tout au bout de l’île, sur une autre petite plage où l’on retrouve des bateaux et des pêcheurs locaux.
A l’opposé de ce temple de la consommation, la plage de la Bulabog est vide et sans boutiques, un vrai plaisir, d’autant plus que nous traversons un petit morceau de mangrove. Nous découvrons aussi l’envers du décor, le véritable Bocaray, sous la forme, entre autre, d’un village de l’ethnie Ati, population noire appelée negritos et plutôt rejetée par l’ensemble des philippins.
La pluie s’est de nouveau invitée juste au moment de notre retour.

Publié dans : Philippines 2015 | le 18 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Mercredi 16. De paradis… en parapluie

Vous qui vous plaignez de la pluie, vous n’avez certainement jamais vécu celle d’une averse de mousson. C’est ce qu’on a subi en arrivant à Bocaray : trombes d’eau, rues inondées par plus de 20 cm d’eau, éclairs et tonnerre impressionnants. Le temps d’arriver à l’Orchids Resort, on est trempé jusqu’aux os mais, pas trop grave, la température est clémente. Boracay, on voulait pas y aller : lieu touristique extrême, complètement hors des Philippines, mais le (re)sort en a voulu autrement.
On pourrait résumer la journée ainsi :
1/2 heure de tricycle, agréable ;
1h1/2 de jeepney, sur une corniche dominant la mer avec de très belles vues, ventilé naturellement ;
3h de van (petit fourgon), au milieu des rizières, pénible car pas de place pour les jambes et sans clim ;
4h de ferry, la mer partout (c’est un peu normal), un peu longuet ;
Finalement, tout s’est bien combiné, notamment les correspondances. On arrive à Caticlan, sur l’île de Panay, vers 18h30. Plutôt que de chercher un hébergement en ville (sans aucun intérêt), pourquoi ne pas tenter d’aller vers Boracay. Alors, sous une pluie timide, on se dirige vers l’embarquadère pour cette île tant réputée… tant décriée.
Dans le bangka, c’est le déluge : la pluie et les vagues s’infiltrent et trempent tous les passagers. On tangue à l’extrême. Le bateau atteint enfin le port… il va falloir sortir pour prendre un tricycle mais de tricycle, point. On attend, on attend, à moitié à l’abri. Enfin, le second tricycle nous conduit, de mares d’eau en mares d’eau, au départ du chemin qui mène à l’Orchids Resort.
Les pieds dans l’eau jusqu’au mollet, le sac à dos sommairement protégé par la cape de pluie, on finit par trouver, au bout de plusieurs nouvelles averses, notre destination.
Consolation : deux ice-tea, bien chargés en rhum, nous redonnent le moral, accompagnés d’un improbable fish and chips… La nuit va être douce et reconstituante.

Publié dans : Philippines 2015 | le 16 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »
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