La traversée du Durmitor

Jeudi 15. On quitte Sarajevo sans regret. Quelques km encore en pays bosniaque sur une route en pleine reconstruction interdite aux camions. Ça vaut mieux car on se croise à peine et certains passages ne sont pas goudronnés. Heureusement, on est quasiment les seuls. Tiens, d’un seul coup, la route est belle. On est passé en territoire Monténégrin, sur une route financée par devinez qui ? : l’UE (alors que le Monténégro n’en fait pas partie bien qu’il ait adopté l’€). Nous sommes enfin arrivés à destination. Le douanier ne s’y trompe pas, il est souriant et est le premier à nous souhaiter bon voyage, c’est bon signe. À partir de là, on suit la rivière Piva qui nous offre d’abord des paysages impressionnants de canyons, puis nous longeons un lac de retenue qui nous conduit au monastère orthodoxe de la Piva. Fresques superbes qui rappellent celles des monastères grecs. Le plus étonnant, c’est qu’elles ont été sauvées des eaux, pierre par pierre, grâce au financement de l’Unesco au moment de la construction du barrage. Ca vous rappelle rien ? Et puis, on décide de rejoindre la ville de Zabjak en traversant le parc national du Durmitor par une petite route à peine marquée sur la carte. Expérience inoubliable : plus de deux heures sur une minuscule route au milieu de nulle part. On monte d’abord au dessus du lac de barrage par de raides lacets en traversant des tunnels en courbe serrée où l’on ne peut pas se croiser… du jamais vu. La perspective et la sensation sont impressionnantes. Ensuite , c’est une montée dans un décor de « casse déserte » jusqu’à un plateau vallonné et herbeux que nous allons traverser sur plusieurs dizaines de km entre 1700 et 1900m d’altitude. Tout autour les montagnes. Quelques habitations parsemées, des animaux. Un paysage qui tient des hauts plateaux du Chili, de la pampa et de la lande écossaise. Si l’on ajoute le ciel qui s’assombrit et l’orage qui arrive, vous avez tout le décor. Si jamais vous passez par là, surtout ne loupez pas cette route. Petit détail amusant : nous avons hésité deux fois sur notre chemin et, alors que nous n’avons rencontré quasiment aucun humain, les deux seules personnes à qui nous avons demandé des renseignements étaient… français. Au passage à Zabjak, avant de se diriger vers le lac noir, quelques courses de ravitaillement au supermarché du coin. Sur le chemin de la boulangerie où nous allons acheter quelques bureks pour le pique-nique de demain, surprise : un pépé vend des… girolles ! 6 œufs, 500g de girolles pour 3€, ce sera notre dîner de ce soir… Y a pire. Seule contrainte : il faut manger tôt car, à partir de 19h30, il fait nuit noire. En effet, on est beaucoup plus à l’est.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 19 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Mais où est donc Sarajevo ?

Mercredi 14. Cette ville, dans mon souvenir, avait quelque chose de magique. C’était la première fois que je voyais une ville orientale avec son souk, ses mosquées, ses médersas et autre caravansérail.
Béa a eu la bonne idée de faire appel à un guide pour la visite de la ville, un peu comme nous l’avions fait, d’ailleurs, en 82. Nous voilà donc en attente devant le théâtre national, sur la place Susan Sontag (oui, oui), après un trajet dans le pittoresque et fameux tram 3 (rescapé de la guerre) qui nous a amenés dans le centre, depuis Ilidza. Peu à peu les gens s’agglutinent et nous nous retrouvons à plus de 50 de toutes nationalités, dont une française, autour de notre guide, Neno, un jeune bosnien de 30 ans.
Visite très intéressante dans les principaux lieux qui ont fait l’histoire de Sarajevo et en particulier sur les traces du siège de la ville. Neno agrémente ses explications historiques par des commentaires sur le vécu personnel de ses parents et de sa famille, la situation économique difficile du pays, le chômage des jeunes (65%), les rivalités encore d’actualité entre les bosniaques, les serbes, les croates…. C’est passionnant.
La visite terminée, nous voici livrés à nous-même. Autant dire tout de suite ma déception. Je ne reconnais rien de rien. Les ruelles du marché, les mosquées… rien ne me parle. J’ai l’impression de ne pas être à Sarajevo mais dans une autre ville, pas seulement à cause des stigmates récents du siège qui sont visibles partout (immeubles abandonnés, traces de balles, d’obus, notamment) mais surtout à cause de l’ambiance. Les petites échoppes ont laissé la place aux magasins de fringues, les artisans aux restaurants en tout genre, beaucoup de femmes sont voilées, les gens viennent ici pour consommer… Bref, la magie n’agit plus et c’est le malaise qui s’installe alimenté par le sentiment que cette ville n’arrive pas à trouver son équilibre, sa sérénité, son identité.
Alors, plutôt que de rester dans ce centre ville peu « bavard », on décide d’aller voir ailleurs pour chercher à mieux comprendre la vie des habitants de Sarajevo, lors du siège qui a duré près de 4 ans. Sur la tragiquement célèbre Sniper Alley, le musée de la ville expose des photos, des témoignages, des objets, des reconstitutions réunis par les habitants eux-mêmes. C’est poignant, parfois difficile à supporter mais tellement parlant. Curieuse coïncidence, au moment où nous rentrons dans le musée, l’orage éclate et nous ferons toute la visite accompagnés du tonnerre, ajoutant ainsi le son à la vision.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 17 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Sur la route de Sarajevo

Mardi 13. Autant la transition était peu marquée entre les paysages essentiellement montagnards de la Slovénie et ceux plutôt campagnards de la Croatie (les chalets slovènes sont plus coquets et fleuris que les maisons croates, plus rustiques) autant, quand on passe la frontière Bosniaque, il en va tout autrement. L’Europe est bien loin. Le passage en douane nous le prouve tout de suite avec sa lenteur administrative.
Dès les premiers km, on sent que ce n’est pas la richesse : propreté, infrastructures, maisons, véhicules, gens sur le bord de la route… Les mosquées fleurissent comme les pissenlits au printemps et semblent très fréquentées (on apprendra à Sarajevo que c’est l’Aïd, on avait zappé).
Et puis, progressivement, on traverse des villes aux immeubles de style « pays de l’est ». Certains sont restés tels quels après la guerre, on voit encore les impacts de balles et d’obus, des parties éventrées. Des sites industriels apparaissent, bien peu écolos, des camions…
Du coup, la circulation devient difficile d’autant plus que les limitations de vitesse étant fantaisistes, on se méfie des contrôles de police très fréquents sur la route et… des bosniens dont la conduite est souvent imprévisible. Bref, on arrive au quasi seul camping proche de Sarajevo (à Idilza) sans problème (merci mister Google) après plus de 6h de route pour un peu plus de 300km (et encore, les 60 derniers ont été faits sur autoroute).

 

Publié dans : Monténégro 2016 | le 17 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Voir Plitvice et Versa(illes)

Lundi 12. La mémoire est une sacrée traîtresse. Elle ne retient que ce qu’elle veut bien et pas toujours le meilleur, comme on pourrait le penser. Du Parc de Plitvice, j’en avais des images plein la tête. Celles de ces lacs à l’eau limpide se déversant les uns dans les autres par des centaines de cascades, de chutes, de rapides, le tout au milieu d’une verdure débordante. Le souvenir d’une nature intacte, préservée et respectée, le bruit de l’eau qui coule… Nous avions parcouru tous ces chemins en découvrant, à chaque détour, des merveilles de beauté.
Tout cela existe toujours, rassurez-vous !, et c’est toujours aussi superbe. Mais j’avais complètement oublié deux choses : le petit train et le bateau qui permettent d’écourter des distances un peu trop longues. Cette modernité avait dû me choquer au point de l’occulter ou bien avions-nous préféré ne pas les emprunter, par « purisme » ?
Maintenant, il n’est plus question de poser le pied par terre et on ne risque plus de se mouiller les pieds comme à notre époque : alors qu’elles étaient réduites, tout le parcours se fait maintenant sur des passerelles en bois qui, soyons honnêtes, ne gâchent pas le site.
En revanche, la beauté du lieu entraîne une affluence record. Pensez donc, 5000 visiteurs par jour, cela fait du monde qui se prend en photo devant les cascades. Pour prendre le bateau qui vous ramène sur l’autre rive, il faut faire la queue… on se croirait dans le métro vers 18h… et on n’est pas en pleine saison.
Cela étant dit, allez à Plitvice, passez-y au moins une journée complète, cela vaut Versailles et vice-versa.

Pour donner une idée du site

Pour donner une idée du site

Publié dans : Monténégro 2016 | le 15 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Rendez-vous en terrain connu

Revenons un peu en arrière : à deux reprises (début des années 80), lors de retours de Grèce en famille, nous avions sillonné l’ex-yougoslavie et j’en gardais d’excellents souvenirs. Depuis plusieurs années, j’avais envie d’y retourner pour voir ce qu’était devenu ce pays mais surtout de montrer à Béa les lieux que j’avais aimés.
Ne revenons pas sur le voyage jusqu’à Bled que Béa vous a relaté dans son précédent billet. Vendredi 9. Bled, nous y voilà… un lieu qui porte bien mal son nom parce que pour trouver un endroit moins touristique que celui là, il faut aller à… St-Tropez. Bon, d’accord c’est superbe, cette église baroque seule sur son île au milieu du lac, dominée par un château de style tyrolien dans un cirque de montagnes découpées qui atteignent les 3000m, une véritable carte postale. On se croirait au bord du lac d’Annecy transposé en Autriche. D’ailleurs, c’est bourré d’autrichiens et d’allemands qui sillonnent les routes et les chemins, qui à pied, qui à vélo, qui à moto (encore et toujours) mais surtout en camping-car. Le terrain de camping en est l’illustration même : super organisé, impeccablement propre et totalement silencieux. Ça baigne au bord du lac.
Samedi 10. Après les 1200km et quelques des deux derniers jours, on va essayer de ne pas trop rouler. Commençons par nous dérouiller les jambes dans les très belles gorges de Vintgar : là aussi, c’est nickel, on déambule sur des passerelles en bois en se frayant un passage au milieu des innombrables preneurs de selfies. Tiens, en plus des teutons, l’Asie a aussi débarqué.
Et puis pourquoi ne pas pousser jusqu’à Bohinj, l’occasion de prendre le téléphérique qui nous mène à 1500m, grandiose : les pics dénudés juste en face de nous et le lac à nos pieds.
Retour au camping, par étapes, pour admirer les superbes fresques de plusieurs églises aux clochers de style oriental. Et puis, après une petite visite au modeste mais riche musée du fromage local (genre Gruyère), voilà t-y pas qu’on tombe sur une fête animée, mais pas n’importe laquelle, celle des… pompiers de toute la région. Une ambiance d’enfer style «fête de la bière» (non, pas pour moi, merci) avec des petits stands d’artisanat…aucun touriste. Ça c’est de l’authentique !
Dimanche 11. Destination Ljubljana. La montagne slovène est vraiment très belle : alternance de forêts et de vallées agricoles, beaucoup d’élevage, chalets en bois… un petit coin des Alpes. Du coup le voyage paraît court.
Ljubljana, la petite Prague sans les touristes dit le « Petit futé ». Il y a un peu de vrai mais n’exagérons rien. Ceux qui disent ça ne sont jamais allés à Prague et n’ont comme référence de fréquentation que la Mont St-Michel. Le ville est jolie, agréable au niveau de l’ambiance et de l’architecture. On peut y passer une demi-journée plaisante et se laisser porter par sa douceur. Au-delà, il faut « fouiller » les musées et autres visites.
C’est pas le tout, il faut tracer la route. On a encore environ 50km d’autoroute et 150km de petites routes à parcourir avant d’arriver au camping Korana près des lacs de Plitvice, un endroit resté inoubliable dans ma mémoire.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 15 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Avez-vous vu monter Négro ?

Bon, les années se suivent mais ne se ressemblent pas. A l’occasion de nos voyages précédents, vous aviez la bonne (ou mauvaise) habitude de lire (ou non) mes divagations quasi-quotidiennes et ainsi de vivre au jour le jour nos extraordinaires aventures de globe-trotters.
Eh bien, cette année c’est mal barré ! Béa a décidé de doubler son journal « papier » par de petits billets humoristiques et ainsi de me couper le papier sous le bic (et non pas le papy sous la bique).
Pour commencer voici donc le début de son feuilleton :

Nous avons le grand plaisir de vous annoncer une nouvelle série : Trafficotti & Trafficoton sont en voyage. La 1ère saison : Vers le Monténégro vient juste de démarrer et le 1er épisode : En Slovénie , est en pleine action. Nos 2 personnages que vous connaissez bien ont quelque peu changé leur mode de transport. C’est à bord d’un camion transformé en maison de poupée par Trafficotti que nous les retrouvons. Après une nuit passée à Cogoleto (juste avant Genova) sur le parking avec vue imprenable sur la mer, ils ont repris la route de bonne heure pour affronter les autoroutes italiennes. Que de camions avec des plaques d’immatriculation bizarres ! LV, BIH, SK, HR … Pourquoi pas BHL ?!!! Trafficoton , l’atlas routier de l’Europe sur les genoux, a ainsi pu réviser sa géographie ! Elle a même pris le volant et s’est mise au rythme soutenu de la circulation italienne. De fil en aiguille ( non, pas de travaux de couture ni de tricot) , les Dolomites puis  les Karnische Alpen sont apparues. Pics élevés et paysages somptueux que nous n’avions jamais vus en Europe tout le long de la vallée du Tagliamento jusqu’à Tarvisio. Nous avons contourné les sommets du Triglavski dans les Alpes julienne vraiment impressionnants de voir ces pics se dresser  droit devant soi. Le Passage en
Slovénie s’est effectué derrière un nombre incroyable de Harley, nous sommes au royaume des bikers, « Welcome to the Bikers » peut-on lire sur bon nombre d’auberges. Les motards, style Easy Rider ne sont pas de 1ère jeunesse et doivent être une mane pour la région. Nous sommes au camping de Bled, ce soir. Haut lieu touristique, très carte postale avec son lac et son église au beau milieu mais absolument superbe.
La suite au prochain numéro …

Du coup, me voici tout perplexe… Que faire ? Laisser la dame s’exprimer seule, compléter ses délires, essayer de faire mieux… J’hésite encore.

Et en prime, une image d’Epinal de ce Bled pas du tou paumé

On se croirait en Autriche

On se croirait en Autriche

Publié dans : Monténégro 2016 | le 11 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Lundi 28. La course aux courses.

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Mais qui donc s’achète un beau gâteau pour ses ? 18 ans ?

Comme toute fin de voyage se conclut pas la recherche de ce qu’on va rapporter… c’est ce que nous allons faire aujourd’hui.

Au cours de nos pérégrinations, nous avons eu l’occasion de voir quelques productions artisanales mais de manière très occasionnelle : dans certains lieux touristiques (rarement de bon goût) mais surtout dans les marchés, un artisanat d’ailleurs destiné essentiellement aux locaux.

Nous voilà donc partis dans la Mecque des Mecques de la consommation, SM Faivew, l’un des plus grands centres commerciaux de Manille. Monstrueux, impensable, gigantesque, phénoménal, je ne sais plus quels qualificatifs employer pour décrire ce lieu. On ne peut pas l’imaginer. Nos plus grands centres commerciaux, que je hais au plus haut point, sont des supérettes à côté de ce temple du flic (des vigiles armés partout), du fric et du froc, du truc et du troc, loin de la Fnac et, plus, du Frac… Cric-crac, je prends mes cliques et mes claques, je flippe et c’est un flop. Bof !

A part le quartier environnant (au demeurant très hétéroclite et vivant mais, somme toute, agréable), je n’aurais vu de Manille que son aéroport, son architecture anarchique, ses maisons luxueuses (mais le plus souvent sans cachet) gardées par des vigiles armés jouxtant les bidonvilles (dans lesquels il n’est pas question de s’aventurer), ses petites boutiques plutôt crasseuses le long des avenues entre ces immenses centres commerciaux, sa pollution, ses embouteillages permanents avec tous ces cars, ces jeepney, ces vans, ces taxis et autres tricycles… qui puent, font un bruit infernal, circulent dans tous les sens et se foutent royalement des piétons…

Mais il y a aussi tous ces gens que l’on rencontre, dans les transports, dans les rues, les boutiques, les restos… toujours (ou presque) souriants, toujours prêts à vous aider, qui rient et plaisantent dès qu’ils sont en groupe. Un suisse que nous avons rencontré à Sugar Beach nous a dit : « Les Philippins vivent au jour le jour ». Méfions nous des généralités. Peut-être est-ce, pour eux, une manière de se protéger et de profiter du moment présent.

Pour voir Manille, le Manille plus « culturel », il aurait fallu aller vers l’ »Intramuros », Makati ou Malate, aller dans l’un des quelques musées, flâner dans le parc Rizal. Mais, pour s’y rendre, il faut souvent plus de 2 heures quels que soient les moyens de communication. Béa l’a fait quelquefois et n’en garde pas un bon souvenir. Personnellement, je n’en ai pas eu le courage, ni le temps puisque nous avons fait le choix d’aller, en priorité, vers la Cordillera puis les Visayas. Ce sera pour une autre fois ou dans une autre vie.

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Même dans le Centre commercial, on chante et on danse Karaoké

Publié dans : Philippines 2015 | le 28 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Dimanche 27. Ah ! Lavage !

C’est le jour du retour à Manille. Maintenant qu’on part le temps est plus dégagé… les aléas du voyage ! Que dire sinon que tout se passe comme prévu. 1h15 de vol entre Dumaguete et Manille, c’est du gâteau. Et puis, comme on est dimanche, la circulation est moins dense et le taxi qui nous ramène à l’IFFA ne met qu’un peu plus d’une heure, une record.

De nouveau, on a l’impression d’être chez soi… on retrouve des têtes connues. Et qui dit chez soi dit retour aux tâches ménagères. La plupart de nos fringues ont subi les intempéries et comme elles n’ont pas pu sécher correctement, vue l’humidité ambiante, elles sont moites et puent (oui, vraiment). La lessive est donc le passage obligé. Heureusement, il y a un peu de soleil ici et ça va bien sécher.

Manger au resto tous les soirs, c’est agréable et bon mais on en a un peu marre. Et puis on a envie de frais… Donc ce soir, après un petit tour au supermarché du coin (ouvert le dimanche comme tous les autres commerces), ce sera salade (chou, carottes, tomates…) avec œufs et thon. De quoi se refaire un peu les intestins.

Publié dans : Philippines 2015 | le 28 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Samedi 26. Massage secret et mal au crabe.

Pas de pluie cette nuit, ce matin tintin, mais le temps pas tentant. De toute façon, notre projet d’aller à Apo Island faire du Snorkelling est à l’eau… on ne rit pas : il est trop tard quand nous nous levons. Ce qui est ballot c’est qu’on aurait pu aller admirer les poissons avant, à Puerto-Galera surtout, mais on attendait le lieu « idéal », celui dont tout le monde rêve. A vouloir voir trop grand… On n’a pas su saisir le bon moment et puis cette P… de saison des pluies.
Alors, nous continuons de prendre notre temps et retournons en centre ville faire quelques photos, notamment de ces magnifiques acacias pluri-centenaires plantés le long du front de mer. La lumière est plus belle qu’hier et la marée est haute, ce qui donne à la mer un autre aspect. Sans oublier un petit bain de foule dans le centre commercial du coin, Robinson’s, pour ne pas oublier la société de consommation. Bien entendu, le tout en tricycle, car nous sommes maintenant devenus des pros.
Et puis Béa a envie de se faire faire un massage. Elle va donc se renseigner auprès de Nature Spa, pas très loin de notre B&B. Finalement, pourquoi pas se laisser tenter et se faire plaisir aussi, je m’inscris avec elle pour une heure de massage suédois (normal, le patron est français !) et une autre de réflexologie. Du jamais vécu sauf, une fois, à Samarcande.
Et bien c’est pas mal du tout, même pour un septique comme moi ! Moins visuel que le snorkelling… on flotte dans un autre univers avec parfois des petites étoiles : ça fait du bien où ça fait mal, et on ressort de là léger, léger, léger et tellement reposé qu’on a une seule envie… aller dormir. J’y reviendrai peut-être un jour.
Bon, les jeux de mains c’est bien beau mais il faut penser aux choses sérieuses : qu’est-qu’on va manger ce soir ? Et où ? Pas la peine de jouer aux devinettes, nous allons Lab-as manger des huîtres gratinées (pas vraiment le goût d’huîtres mais très bon) et deux délicieuses petites crabes-femelles choisies et arrachées au vivier par les délicates mains de notre serveuse attitrée, assaisonnées à la manière « Chili Crab ». Un délice, on s’en lèche encore les doigts.

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En prime, un tricycle de Dumaguete.

Publié dans : Philippines 2015 | le 26 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Vendredi 25. Les Twin Lakes ??

Hier, au Harold’s Mansion, on était allés se renseigner pour partir aux Twin Lakes, deux lacs de cratères situés à une trentaine de km au nord de Dumaguete. Confiants sur le temps, puisque la météo annonçait aucune précipitation et que l’on nous le confirmait, on avait donc réservé.

Et bien, nous sommes encore naïfs, même à nos ee : pluie toute la deuxième partie de la nuit, averses intenses encore à 6h30, quand le réveil sonne. Qu’est-ce qu’on fait ? On hésite… On traine… On va sous la douche à reculons… On finit par aller prendre le p’tit dej… et puis, au fond, si on n’y va pas, qu’est-ce qu’on va faire ? Au dernier moment on se décide et on hèle un tricycle qui nous dépose à 8h10, juste à temps.

Autant le dire tout de suite, nous sommes revenus trempés mais très heureux de notre balade. D’abord le paysage, celui de la forêt native, végétation tropicale luxuriante et puis cette vue sur les lacs, même troublée par la brume. C’est sûr, la pluie n’a pas cessé de nous accompagner mais cela nous a permis de faire connaissance avec deux jeunes françaises, deux sœurs, très sympas, les premiers français rencontrés depuis notre circuit. Comme c’est agréable d’échanger dans sa langue maternelle.

Dans une sorte de petit camion bâché, chaque passager (nous sommes 11) doit bien se tenir à la barre centrale car les 15 derniers km sont particulièrement accidentés. On nous dépose près du premier lac, le lac Balinsasayao, que l’on découvre niché au creux d’une verdure exubérante. Ensuite, pour se rendre au lac Danao, le chemin longe le premier lac et l’on marche sur de gros rochers rendus très glissants par l’humidité pendant presque une heure. C’est casse-gueule au possible… heureusement, une sorte de main courante permet de se maintenir en équilibre tout le long du trajet. Une belle balade. On imagine cela avec le soleil… Cela n’empêche pas nos compagnons philippins de se « mitrailler ». Pourquoi pas nous… en souvenir.

Retour à l’hôtel pour profiter d’une bonne douche chaude, mais oui, mais oui !, et commencer a faire sécher nos vêtement. L’AM sera plus tranquille avec une découverte du centre ville. On retrouve un marché couvert important et très hétéroclite, comme à Bacolod. La cathédrale a été « massacrée », on peut simplement voir les anciens murs en pierre à certains endroits non recouverts par le béton. Il reste également une ancienne tour, Bell Tower, qui servait de guet contre les invasions et qui, maintenant, est l’objet de dévotions crypto-cathos (bougies que l’on fait brûler d’une certaine manière… Cela nous rappelle Copacabana, près du lac Titicaca).

L’originalité et l’intérêt de la ville est sa promenade de front de mer. C’est sympa et vivant, les gens s’y promènent, discutent, viennent boire ou manger dans les cafés, bars restos… qui s’alignent le long du Rizal bd où circulent toujours de nombreux et bruyants véhicules. On est encore très loin de la Promenade des Anglais de Nice… tant mieux, peut-être.

En tout cas, ce ne sera pas là où l’on dînera ce soir, car on a décidé de retourner Lab-As manger des calamars. Bon choix.

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Publié dans : Philippines 2015 | le 25 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »
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