Tchao le Monténégro

Dimanche 25. La parole est à Béa. Quittons les Bouches de Kotor, ce paysage surprenant ressemblant tantôt à un lac, tantôt à un bord de mer où les montagnes tombent quasiment à pic dans quatre baies se succédant jusqu’à Herceg Novi.
Mais avant, arrêt au monastère de Savina et à son église de la Vierge de la Dormition. Très belles fresques et iconostase. Beaucoup de tombes dans ce lieu qui inspire la sérénité.
Visitons Herceg Novi, jolie petite ville à nouveau enserrée dans des murailles avec une tour de l’horloge, des petites places, des églises où l’Archange St-Michel est bien vénéré grâce à un dôme et des clochetons qui ressemblent à des minarets. Il y a moins de marché qu’hier mais, quand même… Prenons un café sur une jolie terrasse surplombant la mer. Ambiance très méditerranéenne.
Passons bientôt la frontière et nous retrouvons en Croatie à Mlini, 10km avant Dubrovnik. La côte est très agréable à cet endroit : beaucoup de pins parasols, de cyprès et d’arbres fruitiers. Balade à pied le long de la côte en partant du camping. Ambiance dominicale tranquille.
Dubrovnik demain, dites-moi que cela ne peut pas être pire que Kotor !

Publié dans : Monténégro 2016 | le 27 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Pour Kotor, t’as tort

Samedi 24. Oui, je crois, Béa, que pour Kotor, t’as tort.
Effectivement, ces immenses paquebots-HLM ancrés dans une si belle baie déversant leurs barbares ; ces cars qui débarquent leur cargaison de touristes ; ces hordes qui déferlent dans les rues de Stari Grad derrière le parapluie d’une guide qui gueule dans son micro ; ces guignols, bras en l’air, la canne dressée ou scotchés à leur smartphone pour prendre des photos et qui ne voient le monde qu’à travers l’écran de leur téléphone ; ces néo-Narcisses, filles mais aussi mecs et couples qui passent leur temps à se mirer dans leur écran et à tenter de s’immortaliser en prenant des pauses, aussi ridicules les unes que les autres, devant tel ou tel monument ou paysage ; ces boutiques, à touche-touche, qui ne vendent que « de la merde » (merci J.P. Coffe) ; ces restos qui vendent pizzas, hamburgers ou autre bouffe rapide… Et j’en passe.
Oui, tu as raison, c’est insupportable et je comprends que tout cela ait pu polluer ton environnement et gâcher le plaisir que tu aurais dû avoir à visiter cette ville. Car cette ville est magnifique. Cette cité aux toits rouges qui se serre entre ses remparts et que nous avons pu admirer après avoir franchi les 1426 marches d’une sorte de muraille de Chine. Ces places bordées de palais avec leurs balcons, ces ruelles étroites qui, à chaque coin offrent des surprises : palais, églises, places et placettes, fontaines et autres merveilles.
Kotor, c’est aussi cela. Dommage que tu n’aies pas pu apprécier sa beauté.
Heureusement, la suite sera plus positive avec la découverte de Perast, magnifique petit port des Bouches de Kotor. On ne peut pas y entrer en voiture et il faut laisser son véhicule à l’un des deux bouts. C’est tant mieux car tout le monde devient piéton et chacun peut prendre le temps d’admirer les nombreux palais 17ème et 18ème (il paraît qu’il y en aurait 200) souvent alignés tout le long de la rive avec leurs petits ports particuliers. De l’autre côté de l’anse quelques villages accrochés à la péninsule de Tivat et, entre les deux, deux petites îles où trônent une égalise et une abbaye.
On tombe sous le charme au point de s’installer à la terrasse du Conte, restaurant réputé et conseillé dans notre guide, pour y déguster la spécialité, les moules à la buzzara, accompagnées bien entendu d’un verre de vin blanc (pinot blanc). On est juste au bord de l’eau,la terrasse est inondée de soleil, le plat est savoureux et Béa a retrouvé le sourire.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 27 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

A Veslo, plus d’auto !

Vendredi 23. On nous avait dit des monténégrins qu’ils étaient accueillants. Jusqu’à présent, notre expérience ne nous en a pas convaincus. On a plutôt rencontré des gens froids, peu ouverts et assez hermétiques, du moins au premier abord. Cela a été le cas quasiment à chaque fois que nous avons eu affaire à des « officiels » (office de tourisme, parcs naturels…) voire à des commerçants, peut-être un problème de langue puisque nous nous exprimons toujours en anglais même si nous baragouinons quelques mots en serbo-croate. En revanche, le contact avec les responsables des campings est toujours bon. C’est le cas, ici dans ce camping où l’accueil est chaleureux. De plus, la patronne fait… des crêpes (étonnant, non !) excellentes à quoi ? : au prsut et au njegos… (faut suivre un peu !) surtout accompagnées du petit blanc du patron, un peu vert au demeurant.

On a donc décidé, après ces deux derniers jours au rythme intense, de laisser l’auto se reposer. C’est normal, nous sommes à Veslo. Petit coin paumé qui tente de se développer si l’on en croit les constructions en cours (ça n’a pas l’air de beaucoup bouger quand même) et, surtout, les quelques infrastructures déjà en place : profilage de routes et de promenades, installations électriques, petit port… Tant mieux car le coin est superbe et en vaut la peine mais espérons que le site ne sera pas trop défiguré comme ça semble être le cas dans le projet de la « baie de Lustica » devant lequel nous sommes passés la veille.
Béa, telle une naïade, se baigne entre les rochers dans une eau d’une limpidité… on prend des photos, on lit… on farniente… Voilà la journée.
Il faut prendre des forces car, demain, lever à 6h pour attaquer tôt Kotor.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 27 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

La journée des +++++

Jeudi 22. Réveil assez matinal, à 8h30, nous levons le camp en direction du parc des Lovcen. Regrimpons encore au-dessus du lac vers le nord-ouest. Toujours très beau et arrivons très vite à Cetinje (prononcez Cetinyé), ancienne capitale du pays. Atmosphère étrange dans cette ville ayant connu son apogée avant la guerre de 14 avec bon nombre de légations étrangères. Aujourd’hui, cela fait décor de studio de cinéma un peu laissé à l’abandon. Christian est prêt à faire qqs visites de musées alors que je n’ai qu’une envie, partir de cet endroit ! Petite balade au-dessus du monastère, histoire d’avoir une vue d’ensemble de la ville.
Reprenons la route et arrivons rapidement à l’entrée du parc national des Lovcen. Route superbe jusqu’au parking du Mausolée de Njegos où en prenant de l’altitude nous revoyons toutes les montagnes alentour. Une petite marche nous conduit à 1498m jusqu’à ce qui fut d’abord une chapelle puis un mausolée en l’honneur du 100ème anniversaire de la mort de ce héros national, Petar II (mauvais jeux de mots s’abstenir, NDLR) Petrovic Njegos… Peu importe, ce qui est grandiose, c’est la vue à 360° sur tout le Monténégro, Cetinje, Podgorica, le lac Skadar, les montagnes albanaises au loin et Kotor devant… Incroyable.
Repartons en direction de Kotor. Arrêt à une cabane où un papy vend fromage et jambon (prsut, vous en reprendrez bien un peu ! prononcez « prrachoute ») puis arrivons à l’intersection vers Kotor et là, les superlatifs manquent. On se croirait en avion avec une vue à-pic sur les Bouches de Kotor. Route très étroite, en mauvais état, lacets sur lacets, 25 au total où l’on ne peut pas imaginer croiser un bus. Eh bien, si !
Les points de vue sont extraordinaires mais je crois que je n’ai rarement eu aussi peur de ma vie en voiture. La conduite de Christian n’y est pour rien (merci, NDLR) mais ce précipice et tous ces monténégrins au volant, ouah ! Bref, un bus descend également et nous nous calons donc dans la file de voitures et voyons les véhicules en sens inverse reculer les uns après les autres.
Finissons par rejoindre la route principale et retrouvons civilisation, circulation et centres commerciaux… Prenons la direction de la péninsule de Lustica à la recherche d’un coin où se poser. Pas facile ! Un type très sympa nous indique un camping à Ponta Veslo. Encore faut-il le trouver. 15 km à nouveau sur une toute petite route défoncée. À quand les autoroutes ? De plus, il n’y a aucune indication. La route finit en cul-de-sac et, contre toute attente, nous y sommes. Ouf ! Côte sauvage et très découpée sur l’Adriatique qui va nous revigorer.

Béatrice

Si, si, c'est bien la route dont parle Béa

Si, si, c’est bien la route dont parle Béa

Publié dans : Monténégro 2016 | le 23 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Carpe et diem (orthographe non contrôlée)

Mercredi 21. Le temps est incertain. Cela remet en cause notre projet de retourner dans les montagnes, vers Plav, en faisant un boucle par l’Albanie. Deux jours, au moins, seraient nécessaires sur de petites routes apparemment mal entretenues et si c’est pour se retrouver dans les nuages en permanence…
On renonce donc et on décide de longer le lac Skadar par le sud jusqu’à Virpazar. Pour cela, il faut d’abord passer de l’autre côté de cette sorte de sierra, en frôlant la frontière albanaise. La montée offre des vues superbes sur la mer et la plaine littorale. Arrivés sur la crête, on découvre le lac, immense avec ses chapelets d’iles bordant la côte et, au fond, Skoder et les hauts sommets albanais. Descente vers le lac au milieu d’une sorte de lande vers le village de Ckla, situé à quelques encablures de la frontière. C’est vraiment un bout du monde, comme on les aime. Seules quelques maisons éparpillées plus ou moins abandonnées, un resto où l’on va boire un café turc (pas le choix) et puis, complètement inattendu, une jetée et un port disproportionnés avec trois barques qui se battent en joute.
La route continue en surplomb du lac, étroite, assez défoncée, où l’on ne peut guère se croiser, espérant ne pas rencontrer trop de monténégrins qui roulent souvent à tombeau ouvert. Notre Trafic est juste ce qu’il faut pour passer ; avec un gros camping-car, ce serait impensable.
Il est midi quand on arrive à Ostros où le marché local tire à sa fin. Marché animé mais modeste avec quelques étals de fruits et légumes, de fringues et de matériels divers, genre outils. Des papys et mamies sont venus faire leurs courses endimanchés et repartent au guidon de leur mini-tracteur à deux roues tirant une remorque, engins que l’on voyait en Espagne dans les années 60/70.
Les paysages alternent entre route en corniche, collines arides à travers lande, forêts de châtaigniers, villages avec leurs minarets (l’est du Monténégro est à dominante musulmane) et, au loin, toujours de petites îles dont certaines sont habitées et d’autres occupées par des monastères inaccessibles. Puis la vigne apparaît un peu avant Virpazar où réapparaît aussi la civilisation : touristes en groupe, cars, boutiques de souvenirs… On va shunter et essayer de trouver le « visitor center » du parc, indiqué sur les guides, à Vranjina. Après plusieurs allers-retours sur la route passante qui relie Podgorica à la côte (ce qui nous permet de racheter des figues à la mémé de la dernière fois), on finit par le trouver. Peine perdue, il n’y a rien, seule une jeune dame qui nous confirme ce qu’on savait déjà : le plus intéressant, ce sont les routes qui bordent le lac, les promenades en bateau sont pour les touristes. Aller voir les oiseaux du lac (pélicans, cormorans pygmées, grands hérons et autre échassiers) est une vue de l’esprit.
Poursuivons donc par une superbe route qui longe le lac vers le nord. Toujours aussi étroite et dangereuse, la route, mais les paysages changent progressivement : le lac devient plus marécageux et fait place à une sorte de long fleuve tranquille qui s’étale en méandres larges et verdoyant plantés de roseaux et de nénuphars. C’est apaisant.
Enfin nous voilà à Rijeka Crnojevica. Deux petits ponts en pierre enjambent la rivière, un cadre de verdure et un petit port fluvial, tout lui donne l’aspect d’un bourg un peu perdu au fond de la vallée, d’autant que, pour y arriver et en repartir, les routes d’accès sont infernales. Mais non, le long de la rivière s’étend une promenade large et pavée digne d’une ville balnéaire, complètement improbable. Ce serait une ancienne capitale régionale.
Le village est vraiment agréable, on décide d’y rester. Super : un camping très sommaire a l’air d’être mis à disposition. On apprendra plus tard qu’il est payant : 10€ pour des chiottes à l’air libre et des pseudo-douches genre (Bruno a fait mieux cet été). Poser le camion sur la belle pelouse devant l’entrée fera notre affaire.
Dans le village, une pancarte : Café de Paris, Infos en français. Allons voir un peu de quoi il retourne. Peu de choix dans les boissons entre café turc, bière et vin blanc. Notre choix sera le vin, bien entendu. La dame parle un français impec, a vécu de longues années en France, était journaliste… je vous passe les détails. Elle a envie de parler de son village, de son pays, de tout et de rien mais en français… et nous aussi. Alors, nous y passons un bon moment avant d’aller dîner au petit bouiboui que nous avons repéré de l’autre côté du pont. Au menu : soupe de poisson, fromage maison et délicieuse carpe grillée, le tout arrosé de Chardonnay. Elle est pas belle la vie.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 23 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Le repos du coincé

Mardi 20. Hier soir, le ciel s’assombrissait et l’on voyait de gros nuages noirs se former sur la mer, un peu comme une tornade. Le temps de finir de dîner et de rentrer nos chaises, l’orage a éclaté. Impressionnant de puissance. Dans ces cas là, en particulier, mieux vaut être en camping-car que sous tente.
Aujourd’hui, donc, repos bienvenu mais surtout forcé : un torticolis d’enfer. Pour cette pause, on pourrait tomber plus mal que sur cette plage de sable, quasiment les pieds dans l’eau. Béa en profite pour se baigner, nous longeons la plage jusqu’à la rivière où sont installées des cabanes de pêche au carrelet…. puis jusqu’à la pointe rocheuse d’où l’on aperçoit, au loin, Stari Ulcinj.
Ne nous laissons pas aller pour autant. Un bon verre de vin du pays (en réalité, la bouteille achetée au supermarché du coin y est passée), du Podgorica bijelo, en guise d’apéro. Moins cher et meilleur que le Chardonnay bu la veille au resto de la plage.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 23 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Stari par ci, Stari parlà

Lundi 19. En France, quand on a un pneu endommagé comme le nôtre, il faut le changer et, comme il est impératif d’équilibrer le train, ce n’est pas un mais deux pneus qu’on doit racheter. Résultat des courses, sur un fourgon comme le Traffic, on en a au minimum pour 300€. Ici, comme dans beaucoup de pays moins « modernisés », le système D fonctionne encore et il existe toujours des « vulcanizer ». Au troisième auto- service, on tombe sur le bon qui, le temps de prendre un café et pour 12€, nous répare le pneu, remet les roues en place et vérifie même la pression de l’ensemble. On repart le cœur léger et le pneu gonflé vers Stari Bar, une autre ancienne ville fortifiée qui domine la plaine d’où l’ennemi… Non, non, je divague.
Celle-ci est en grande partie en ruine. Elle fut le fleuron des hobereaux du coin et a subi les attaques turques et autres assaillants mais surtout celles du temps. On y circule comme dans les vestiges d’une ville grecque ou romaine en imaginant les différents lieux de vie de ses occupants : maisons, échoppes, églises, citernes, viaduc… Pas toujours très parlant.
La route continue. Moins urbanisée. Petit détour vers Valdanos au milieu d’oliviers plusieurs fois centenaires. Le tronc de chaque arbre est une sculpture en elle-même. La crique de Valdanos est une petit merveille, complètement préservée avec ses cyprès qui longent la plage. On pourrait y camper en « sauvage ». Manque de chance, on est en zone militaire et il faut quitter les lieux avant 19h.
Nous voici arrivés à Ulcinj, ville moderne, vivante et animée. Béa veut absolument aller au marché Zelena. Difficile à trouver. On se paume un peu dans la ville, le plan du guide Évasion est bien vague. Finalement on trouve la vieille ville, également fortifiée.
Ici, c’est le séisme de 1979 qui a fait des ravages. Peu de choses sont restées debout. Certains bâtiments, surtout des hôtels et des restaurants, ont été reconstruits mais on ne ressent pas vraiment d’âme dans cette ville. Au détour d’une rue, on tombe sur le toulousain que l’on avait rencontré à Kolasin. Nos circuits se croisent. On en profite pour échanger nos différentes expériences.
Bon, il est temps de se poser. L’immense plage de Velika Plaza, 12km de long, juste avant l’Albanie nous propose le Miami Beach camping. On s’y arrête pour « recharger les batteries » et reposer mes cervicales qui en ont pris un coup lors du changement de roue.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 22 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Un grand Pschitt et ça repart

Dimanche 18. D’après les guides, Podgorica ne présente aucun intérêt, on évite donc et, le temps étant toujours incertain, nous filons vers la côte où l’on a plus de chance de trouver le soleil. Le lac Skadar que nous traversons, sur son extrémité, donne un aperçu de cet immense lac, le plus grand des Balkans, à cheval sur le Monténégro et l’Albanie : réputé grande réserve ornithologique, ses rives sont marécageuses et peuplées de nénuphars. Cela donne envie d’y passer un moment mais, pour l’instant, direction Budva.
Deux possibilités pour s’y rendre : prendre le tunnel qui raccourcit de 20 km ou l’ancienne route. Ma radinerie aidant (le passage du tunnel coûte 2,50€), nous choisissons la route. Sans regrets car elle nous offre de lointaines et superbes perspectives, d’un côté sur le lac Skadar et de l’autre sur l’Adriatique que nous découvrons pour la première fois.
Le Budva moderne est une ville balnéaire comme beaucoup : esplanade interminable le long de la plage avec ses boutiques, ses restaurants, ses marchands de glace… Au bout Stari Grad (la vieille ville) et ses rues étroites entourées de fortifications. Le monde (on est dimanche) et les marchands du temple ne gâchent pas notre plaisir de flâner dans ses ruelles, de découvrir les vues des remparts, les très beaux monuments en pierre… Beaucoup de charme dans ce lieu qui rappelle énormément Collioure ou Aigues-mortes.
Le charme s’évapore dès qu’on reprend la route vers l’est : les petites criques sont envahies de constructions modernes, les villages aussi… ça bétonne dur jusqu’à Petrovac où nous avons décidé de nous arrêter pour faire une halte. Impossible de trouver de la place, on tourne, on fait demi-tour, on recule… des voitures partout. Dans une marche arrière, je sens que nous passons sur quelque chose et… pschitt, le bruit fatidique : le pneu arrière gauche à roulé sur une tige métallique (en fait une tige filetée, en attente de borne) et est crevé. À chaque tour de roue, on perd un peu d’air mais impossible dans cette foutue ville de trouver un endroit pour changer la roue. Il va falloir rejoindre la route principale pour trouver un espace suffisamment horizontal et sécurisé avant que le pneu ne soit complètement à plat.
Amis de la mécanique, bonjour. Quand on ne l’a jamais fait sur un fourgon, monter le cric, démonter la roue crevée mais surtout dégager la roue de secours sont de vrais casse-tête. Finalement après de multiples efforts et contorsions, la roue est changée. On est dimanche, pas question de trouver un réparateur. Il ne reste plus qu’à trouver un lieu pour dormir. Par chance la première petite crique, Buljarica, nous offre le réconfort et, au miracle, un camping et un cadre accueillants.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 20 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Toutes gorges déployées

Samedi 17. Les routes de montagne du Monténégro sont toutes plus belles les unes que les autres. Inutile, donc, de vous abreuver en permanence d’adjectifs et superlatifs, voilà, c’est dit une fois pour toute.

Nous en avons sillonné des gorges, celle de Piva, celle du canyon de la Tara puis celui de la Moraca, longé des défilés, celui de Platitje… Bref, on en prend plein les yeux. Mais tout ça ne nourrit pas son homme alors, à Kolasin, contrairement à nos habitudes de frugalité du midi, on décide d’aller goûter aux spécialités locales. Au Vodenica, restaurant national (qui sert des plats nationaux et non pas comme le Front) installé dans un ancien moulin superbement décoré, Béa se lance dans le Kacamak, une sorte d’aligot local. Quant à moi, je tape au hasard (je vous rappelle que le cyrillique est du chinois pour nous) et tombe sur un délicieux ragoût de veau. Le tout accompagné du Vranak, vin rouge local, bon mais un peu vert.

Pas mal le restau, non ?

Pas mal le restau, non ?

Le ventre bien rempli, il ne nous reste plus qu’à aller visiter la monastère de la Moraca, l’un des plus beaux du pays. Là encore, les décorations de l’église sont superbes et notamment les fresques et icônes dont certaines dates du XIIème siècle.
Malheureusement, le temps se gâte et les prévisions météo ne sont pas favorables. On va laisser tomber provisoirement la montagne pour se diriger vers la mer. On s’arrête donc dans un camping sur la route juste avant Podgorica. Le cadre est moins beau qu’au lac noir mais au moins, on a le confort et surtout c’est propre.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 20 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Tu dors à Durmitor ou à Ivan Do pas dodo

Vendredi 16. Depuis notre départ, sauf la première nuit en « sauvage », nous avons dormi dans des campings tout à fait confortables, propres et bien situés. A Ivan Do, près du lac Noir (on dit Crno, ici, n’essayez surtout pas de prononcer, ça fait mal à la gorge) c’est loin d’être le cas. C’est carrément dégueulasse et tout est déglingué. Pas trop le choix car dans le parc on ne peut pas camper n’importe où. Seul avantage : on a une vue imprenable sur les montagnes.
Pour couronner le tout, la première nuit : 1/ les chiens ont aboyé jusqu’à 3h du mat 2/ j’ai eu froid toute la nuit. Tu m’étonnes, on est à plus de 1500m et on s’en était même pas rendu compte. Il va falloir prévoir une couverture supplémentaire dans le camion car la petite couette que nous avons est un peu légère. Le comble dans l’histoire, c’est que Béa n’a pas eu froid, elle, c’est le monde à l’envers.
On oublie tout ça et nous voilà partis pour une journée de randonnée. D’abord le fameux lac noir, effectivement très crno, puis le lac Zminje (aucune idée si c’est une couleur). Ici, la forêt est tellement humide que les champignons poussent comme des… Il y a de tout, même de magnifiques amanites tue-mouche. Le sentier continue à travers la forêt de pins et nous mène dans un alpage au pied d’un cirque impressionnant de montagnes abruptes. Le tout en près de 3h. C’est grandiose.
Retour pour essayer de prendre une douche chaude. Raté pour moi, elle est froide.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 20 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »
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