Du grave au festif

Jeudi 2. Ce matin, la rue est très animée. Normal, c’est férié, nous sommes en pleine fête de l’eau et ça commence vraiment aujourd’hui. De plus, le soleil est au rdv alors que nous avions un ciel plombé depuis notre arrivée. Dans un premier temps, direction le musée de Tuol Sleng en tuktuk. Ca ne vous évoque peut-être rien mais si je vous dis musée du génocide S-21, ça vous parlera mieux ? Pas gai, pas gai, mais passage obligé.
On a beau s’y attendre, la visite de ce centre de détention où, pendant 4 ans, des milliers de personnes ont subi les tortures infligées par les Khmers rouges est poignant : lieux restés intacts (salles de torture, cellules…), photos, témoignages oraux et visuels, objets divers témoignent crûment des horreurs commises au nom d’un pseudo-communisme. Ici, entre 12000 et 20000 personnes (incertitude qui parle d’elle-même) ont trouvé la mort, sachant que plusieurs centaines d’autres lieux de supplices ont été répertoriés. Quand on voit que certains visiteurs trouvent le moyen de se prendre en photo devant de tels lieux, on hallucine.
Nous, il nous a fallu boire un bon café glacé, marcher longuement et nous fondre dans la foule des cambodgiens venus à l’occasion de la fête de l’eau pour digérer un peu. Atmosphère totalement différente notamment sur les quais de la Tonle Sap où l’on a du mal à circuler et où se succèdent des marchands ambulants de toute sorte. Tout le monde est venu voir les courses de « gondoles » traditionnelles. Plusieurs centaines (oui, oui) de longues galères colorées, animées par une soixantaine de rameurs, descendent et remontent la rivière toute la journée. Le soir, ce sont les barges portant des panneaux lumineux qui font le spectacle. C’est bon-enfant et l’on a plaisir à voir les cambodgiens se réjouir dans une telle ambiance.
Demain, on prend tôt le bus pour Siem Reap. Alors il faut s’extraire de la foule pour retourner « sur le bon coin » manger un Loclac ou un Amok et aller préparer nos sacs.

Publié dans : Cambodge 2017 | le 2 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Sur les trottoirs de Phnom Penh

Mercredi 1er novembre. Après un délicieux Amok (poisson cuit avec des épices dans une feuille de bananier) pris «on the corner» (nom d’un restau qui n’est plus du tout au coin) suivi d’une bonne nuit, la fatigue des deux derniers jours n’est plus qu’un souvenir. Il faut dire que nous émergeons vers dix heures pour, enfin, aller petit-déjeuner dans ce quartier du centre-ville ancien. Quartier très cosmopolite où se côtoient à la fois marchés locaux, petites boutiques traditionnelles et hôtels, restaurants, bars pour touristes. Quartier un peu spécial, aussi, puisque très fréquenté par des européens solitaires, mâles et vieux, et où dans les nombreux bars se pavanent de jeunes cambodgiennes courtement vêtues. Il ne m’étonnerait point que ces deux populations se rencontrent à un moment ou à un autre. Quel mauvais esprit de ma part !
Vue l’heure et sur les conseils de Seng, on file droit vers le musée pour profiter des heures de moindre affluence. Cela valait la peine d’y consacrer deux bonnes heures pendant que la pluie (quelle aubaine) arrosait les plantes luxuriantes et les bassins du patio : bonne mise en bouche sur l’art et de la culture Khmers avant d’aller voir ces merveilles sur place.
La « ballade » dans la ville pour rejoindre le grand marché central, Psar-Thmei, nous conforte dans cette impression de ville très contrastée. A côté de pâtés de maisons anciens et vétustes se dressent des immeubles modernes gigantesques qui arborent un luxe ostentatoire : boutiques de fringues, de bijoux de grandes marques, banques, show-room de voitures de prestige… Mais quel que soit le lieu, le piéton que nous sommes n’est pas le roi : circulation intense dans laquelle il faut se faufiler quand on veut traverser, trottoirs encombrés par des motos, voitures ou objets en tout genre quand ce ne sont pas des extensions de boutiques. Bref, la plupart du temps il faut marcher sur la rue, le long des voitures garées… sur les trottoirs.
Quant au Psar-Thmei, même récemment rénové, il ressemble fortement à tous ces marchés populaires et autres souks que avons rencontrés dans nos différents voyages de Ouagadougou à La Paz en passant par Vientiane, Tachkent ou Mascate (quel beau parcours !) : vêtements en tout genre, bouffe, bijoux, sacs et babioles de toute sorte… Mais pour dîner, nous rejoignons le marché de nuit où, autour d’une immense place équipée de tables et chaises, de nombreux étals proposent de la cuisine purement locale : deux noodle-soup agrémentées de quelques beignets pour 5$, qui dit mieux.

Publié dans : Cambodge 2017 | le 2 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Phnom (ou Phnom Penh sans peine)

Lundi 30… et mardi 31. Grâce au confort de Singapore Airlines (eh oui, il faut le dire : fauteuils bien rembourrés, 3 sièges pour nous 2 et quantité de films) nous avons atterri à Singapour sans voir le temps passer. Changement d’avion et à 8.35am nous étions à l’aéroport de Phnom Penh, soit 15h30 de voyage. Un tuktuk nous attendait avec mon nom, très chic et surtout appréciable car la fatigue commençait à se faire sentir !
L’aéroport est à 8 km de la ville et je n’ai absolument rien reconnu. Des tours en construction de partout, des échangeurs, bref, une grande ville asiatique en plein essor …. Seng nous attendait à l’hôtel. Il a vécu 32 ans en France et est revenu au Cambodge il y a 7 ans. Christian a apprécié de pouvoir comprendre ce qu’on lui disait pour une fois !
Après une petite sieste, balade à pied le long du Tonle Sap vers le Palais Royal et le musée. Eh non, Pascaline, il ne pleuvait pas, donc pas besoin de tuktuk pour rentrer ! Les tuktuk se sont motorisés d’ailleurs ! C’est la fête de l’eau, Bon Om Tuk, fête qui marque l’inversion du cours du Tonle Sap et donc pas à date fixe mais en fonction des pluies. Il doit y avoir des courses de bateaux et beaucoup de monde… Hier soir, illuminations tout le long de la rivière avec des grands panneaux lumineux, représentant des dragons, des temples… installés sur des barges, des vendeurs de fruits, de bouffe, des familles avec enfants, des amateurs de selfie (un soldat monté sur une statue !) et tout cela dans une ambiance tranquille.

Publié dans : Cambodge 2017 | le 1 novembre, 2017 |1 Commentaire »

Veille de départ

Dimanche 29 octobre. Bon, ça y est, c’est reparti… Béa m’a encore entraîné dans une aventure asiatique. Cette fois-ci, c’est le Cambodge où elle est allée en 2003, ramenant au passage la dengue. On va tenter de passer à côté.

Donc, demain matin, on s’envole vers Phnom-Penh via Singapour.

Publié dans : Cambodge 2017 | le 29 octobre, 2017 |Pas de Commentaires »

Vranka Jezero, et toi t’as combien ?

Samedi 1er. Pakostane a la particularité de se situer sur une bande de terre coincée, sur plusieurs dizaines de km, entre la mer et le lac Vranka Jezero, réserve naturelle pour les oiseaux. Nous décidons de louer deux VTC au camping et nous voilà partis. Ce qu’on ne savait pas, c’est que les chemins pour vélos indiqués sur la carte détaillé que nous avions sont très durs et à peine carrossables. Du coup, il faut y renoncer et prendre la route. Mais la route avec toutes ces voitures, c’est chiant. Donc, après quelques km et une balade sur le chemin du centre ornithologique (où l’on voit cormorans palmés, aigrettes et quelques hérons), on ramène les bicycles et on repart en camion.
Heureusement, car les distances sont beaucoup plus importantes que prévues et pour atteindre plusieurs sites dont le magnifique point de vue de Kamenjac avec sa petite chapelle en pierre qui domine d’abord le lac, en premier plan, puis la mer avec au loin le chapelet d’île et presqu’iles, il faut sacrément grimper.
Et puis, en passant, nous avons vu un resto juste en face du camping… ça a l’air bon. Effectivement, les calamars grillés, le maquereau et la dorade sont excellents… le tout accompagné de ce petit vin blanc spécialité du pays.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 5 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

Que c’est beau Trogir le jour ou vénérons Lidl

Vendredi 30. Désolé, Richard, mais si c’est beau une ville la nuit, Trogir c’est beau le jour. Un constat que nous faisons le lendemain matin quand nous y retournons… C’est même très beau quand on se laisse aller au fil de ces ruelles aux pavés luisants par l’usure. Les traces des différentes époques (frises, porches, bas-reliefs, arches…) se révèlent à qui veut bien prendre le temps de les découvrir.
Revenons aux choses plus triviales. Sortie de la ville, un Lidl ! Ouah, super, on a besoin de se ravitailler ! Eh bien, figurez vous qu’à l’intérieur nous n’avons pas eu l’impression d’être perdus : le Lidl de Trogir est identique au Lidl de Bidart qui est identique à celui de Villefranche de Rouergue, lui-même identique à celui de la rue des Pyrénées. Cherchez l’erreur… Ici les allemands et autrichiens représentent la grande majorité des vacanciers, on le constate dans les campings.
Reprenons notre route vers le nord-ouest avec les îles en toile de fond et cette eau toujours aussi limpide. Arrêt à Primosten, petit village médiéval serré dans dans son ile à deux pas du rivage. C’est gentillet. On pourrait aussi s’arrêter a Sibenik mais, les villes, y en a marre. On a envie de nature. Et la nature, la voilà avec l’immense estuaire formé par la Krka qui s’étale sur plusieurs dizaines de km à l’intérieur des terres en formant des lacs successifs… une sorte de fjord ou de ria, impressionnant. Deux petits village, Zaton et Raslina, coincés dans leurs baies nous font penser à un petit bout du monde.
Enfin Pakostane, notre étape du jour. Le camping magnifiquement placé au bord de la mer est l’antithèse de celui de Blagag (vous vous souvenez, le plus petit camping du monde) : ici, c’est l’hyper camping, une capacité de plusieurs centaines de campeurs. Au moins deux avantages : les équipements (on va pouvoir faire une lessive) et il est presque vide.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 4 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

Split en tout genre

Jeudi 29. La parole est à dame Béatrice.
Cela fait plaisir de revoir la côte croate qui est vraiment très belle. Assez sauvage avec beaucoup de criques et une eau limpide, turquoise au sud. En remontant vers Split, c’est évidemment beaucoup plus urbanisé ! Parking en plein centre ville, sur le port, pour visiter Split qui mérite vraiment de s’y arrêter. La vieille ville remonte à l’empire romain, péristyle, palais dioclétien, fondations… et toujours ces églises, palais et autres belles demeures que l’on découvre au hasard des rues. (C’est une sorte de fourre-tout architectural où les siècles s’entrecroisent dans le temps et dans l’espace mais avec beaucoup d’élégance : NDRL) De belles surprises dans cette ville qui ne fait pas île-musée. Allons jusqu’à Marjan, le parc qui domine la ville. Belle balade.
Reprenons la route vers Trogir, une autre petite ville riche en témoignages historiques. Après quelques difficultés pour trouver un camping, nous partons à pied découvrir la ville de nuit. Cela a des airs de La Rochelle sur la côte dalmate.
Commentaire de la rédaction. La recherche d’un resto se révèle infructueuse : trop touristiques et trop chers… Ça gâche tout le plaisir, on a l’impression d’être rue de la Huchette ou rue de la Harpe, que la ville est une énorme supermarché de la bouffe.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 3 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

Mostar, the most art

Mercredi 28. Mostar, deuxième ville de Bosnie-Herzégovine, a énormément souffert de la guerre civile. Une fois les serbes éjectés, les rivalités entre bosniaques et croates de Bosnie se sont exacerbées et les combats ont été meurtriers. Le plus vieux pont (Mostar veut dire Stari Most, ville du pont), symbole musulman a été bombardé par les croates et entièrement détruit.
Après la guerre, l’UNESCO a pris en charge la reconstruction du pont dans un but (déclaré) de réconciliation des communautés. Peine perdue… aujourd’hui, la ville est totalement coupée en deux : à l’ouest du Bulevard (où ont eu lieu les plus importants affrontements) s’est développée une ville moderne où vivent les croates ; à l’est, la vieille ville ottomane où se sont regroupés les bosniaques.
La vieille ville se résume à quelques rues dont la principale dessert le célèbre pont. Des rues pavées de dalles et de galets luisants sous le soleil, bordées de maisons en pierre blanche recouvertes de toit de très grandes lauzes en calcaire (comme dans toute la région… le Quercy n’est pas le seul) et puis le pont avec son arche unique, vraiment majestueux. On s’y sent bien, dans ce quartier, quand on fait abstraction des touristes et des stigmates de la guerre.
Si bien que, dans un café, un peu en-dehors de la foule, un jeune homme parlant parfaitement anglais nous initie à la dégustation du café selon le rite bosniaque. Le café, c’est tout un art, une cérémonie qui obéit à des gestes précis… il faut le déguster, prendre son temps. On comprend mieux pourquoi les terrasses de café sont envahies par tant de monde, surtout des hommes.
On reprend la route vers la mer, le long de la vallée de la Neretva qui s’élargit progressivement. Arrêt à Pocitelj, village médiéval fortifié, tout en hauteur. L’occasion de déambuler deux bonnes heures au gré des rues étroites et fleuries aux maisons couvertes de lauzes jusqu’aux murailles supérieures où les vues sur la vallée sont superbes.
Passée la frontière, « fleurissent » orangers et autres mandariniers. Les étals de marchands, ornés de sacs aux couleurs orangées, le long de la route se comptent par dizaines.
Arrivée à la mer, on cherche un camping. Bonne pioche, on tombe sur celui de Basina, juste au bord des lacs Bazinska Jezera, personne d’autre que nous, le calme parfait si ce n’est le bruit du vent dans les roseaux, celui des canards et autres poules d’eau.

 

Le pont de Mostar reconstruit en 2004

Le pont de Mostar reconstruit en 2004

Publié dans : Monténégro 2016 | le 3 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

Faire Blagag avant de rentrer

Mardi 27. Dubrovnik était une de nos destinations finales. Maintenant, il faut penser au retour puisque, grosso-modo, il ne nous reste plus qu’une bonne dizaine de jours avant de rentrer sur le Mas de Molinier. Notre objectif, remonter toute la côte croate jusqu’à Trieste.
Mais avant, tentons une incursion dans les terres, de nouveau vers la Bosnie, du côté de Mostar.
La route monte au-dessus de la baie et, comme d’habitude quand on s’élève, les vues sur la côte sont superbes jusqu’à la frontière bosniaque. II faut passer cette barrière de montagnes qui longe la mer et l’on se retrouve dans une sorte de Mitidja. Petit arrêt à Trebinje, une ville moyenne. C’est jour de marché et nous en profitons pour faire provision de fruits et de légumes. En plus des produits habituels, les figues séchées, les olives, l’huile d’olive et le miel sont à profusion sur les étals. Ici, les gens ne voient pas beaucoup de touristes et sont particulièrement accueillants et serviables.
La vieille ville est modeste mais le plus surprenant, ce sont les cafés. Sur cette grande place, on en dénombre plus de dix auxquels il faut ajouter tous ceux des rues adjacentes et ils sont pleins… d’hommes. On nous avait dit que le café était une tradition en Bosnie, on le constate… un café bien sexué !
Ensuite, on suit plusieurs vallées d’abord assez arides et pauvres. Progressivement apparaissent des cultures où domine la vigne et, plus on se rapproche de Mostar, plus les vallées sont larges et riches. Mais avant Mostar, on bifurque en prenant la vallée de la Buna, petite rivière bucolique et verdoyante parsemée de cascades jusqu’à Blagag, le but de la journée, où nous nous installons dans le plus petit camping du monde (rien que ça, dixit le Petit Futé) juste au bord de la rivière. Super.
Mais le summum de ce site, c’est le Tekke, sorte de monastère musulman (occupé par des alevistes, mouvement islamiste tolérant connu par ses derviches), que nous découvrons au pied d’une falaise abrupte de 200m d’où resurgissent, avec force (43000 l à la seconde) les eaux de la Buna. Un joyau dans son écrin de verdure et d’eau. Magnifique.
Après de telles émotions, il ne faut pas manquer la truite (sans nouilles) du resto de l’autre côté du pont.

Publié dans : Monténégro 2016 | le 29 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

Dubrovnik et St-Blaise ou chacun fait comme il peut.

Lundi 26. Eh bien si, Dubrovnik c’est pire que Kotor ! Pourtant, on a pris nos précautions en prenant le premier petit bateau, celui de 9h, qui nous y amène. Mais la foule est déjà là ! Deux avantages : on arrive par la mer et donc directement dans la vieille ville sans voir cars et autres horreurs, ensuite cette Stari Grad est beaucoup plus grande que celle de Kotor (peut-être dix fois plus ?) et les groupes finissent par s’écouler au gré des rues et des sites.
Autre différence (dixit Béa), « le site est magnifique, ce n’est pas comparable… » Elle n’a vraiment pas aimé Kotor mais, pour Dubrovnik, elle a totalement raison.
Cette très large avenue aux pavés uses et luisants, le Stradum, créée grâce au comblement de l’ancien canal qui séparait Raguse de Dubrovnik bordée de palais en pierre blanche, d’églises, de couvents, de fontaines… c’est majestueux. De cette avenue partent, de part et d’autre, des ruelles qui grimpent jusque vers les remparts. Les remparts, il faut les parcourir tout du long, plus d’1,5km, pour découvrir la cité sous tous ses angles. C’est superbe. Peu de traces des bombardements de 91/92. Tous les toits ont été refaits en collaboration avec une fabrique de tuiles de… Toulouse. La ville n’est pas seulement un « musée », pour preuve le linge qui sèche aux fenêtres, comme en Italie, les collégiens que l’on croise dans la rue, les écoles, les stades intégrés à la ville
L’entrée des nombreuses églises (souvent dédiées à St-Blaise, le patron de la ville… Peut-être comprenez vous mieux maintenant le titre) est gratuit mais celle des musées et de certains palais est payante. On prend donc un pass d’une journée qui nous permet d’en visiter un bon nombre : couvent des franciscains, musée ethnographique, palais des Recteurs… tous intéressants.
Voilà une journée bien remplie. Le petit blanc est au frais et nous attend au camping.

Dubrovnik vit et s'etend

Dubrovnik vit et s’étend

Publié dans : Monténégro 2016 | le 28 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »
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