Archive pour novembre, 2017

Journée patrimoine local

Dimanche 12. On nous a parlé de plusieurs lieux à visiter dans les environs. On « convoque » donc un tuktuk pour s’y rendre. Comme d’habitude, ça commence par une discussion sur ce qu’on veut voir et sur le prix. D’abord, nous voulons aller au village du Vat Kor visiter une ancienne maison Khmère.
Au passage, Sokha nous arrête au marché local et nous le fait visiter. Loin des marchés pour touristes, on découvre la vraie vie des cambodgiens. L’accueil est chaleureux, on nous sourit, Sokha nous montre et nous explique les produits que l’on ne connaît pas. Heureuse surprise.
Plus loin, notre chauffeur nous arrête près d’une faucheuse-batteuse de riz, une nouveauté puisque ça n’existe que depuis 4/5ans. Derrière, un groupe de gamins suivent la machine, non pas pour glaner les grains mais pour attraper les grenouilles, crapauds, crabes et autres serpents surpris par le passage de l’engin. Mélange de modernité et de tradition.
Enfin nous arrivons à la maison Burn Roeung, superbe maison en bois des années 20. C’est le neveu de sa propriétaire qui nous la fait visiter ceci… dans un français parfait. Il raconte l’histoire de la maison, de sa famille victime des khmères rouges… et puis de bien d’autres choses, de la politique déplorable du gouvernement, de l’appropriation progressive du pays par les Chinois mais surtout par les Vietnamiens. Ce n’est pas le premier à nous tenir de tels propos et à chaque fois notre interlocuteur baisse la voix, regarde si on est bien seuls… cela semble être un vrai problème.
Plus loin vers l’ouest, on rejoint le chemin qui monte au Sampeou, un ensemble de temples perchés en haut d’une colline. Les temples, eux-mêmes, présentent un intérêt limité hormis le fait qu’il sont fréquentés par les cambodgiens. Deux choses essentielles sont à retenir : la grotte-charnier dans laquelle des milliers de gens ont été précipités par les khmères rouges, une horreur ; et la vue superbe dominant toute la région. Appuyés à la balustrade, tout en admirant les rizières aux tons verts si variés, Sokha (qui se sera révélé plus guide que simple chauffeur de tuktuk) nous parle, lui aussi, de problèmes économiques, de tout ce riz qui est acheté par des grandes compagnies et envoyé en Occident sous l’appellation « riz du Vietnam », des forêts que l’on détruit, de ses inquiétudes concernant l’avenir de son pays…
Le soir, encore deux belles rencontres dans un magasin et au restau. On en reparlera.

La maison Bun Roeung

La maison Bun Roeung

Champs de riz vus du Sampeou

Champs de riz vus du Sampeou

 

Publié dans:Cambodge 2017 |on 13 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Le bruit des glaçons

Samedi 11. Depuis que nous logeons au Tanei Boutique Villa, nous sommes réveillés tous les matins vers 6 h par un bruit de broyage infernal, au milieu d’autres pollutions sonores matinales (l’hôtel est très bruyant). Ce n’est que mercredi, en attendant Ret que nous avons eu l’explication : juste en face se tient la boutique du glacier et, très tôt le matin, il reçoit des dizaines de pains de glace (seuls les anciens peuvent se souvenir de ces barres transparentes de plus de 2m de long), en débite une partie en gros parallélépipèdes (pour mettre dans les glacières) et en passe une autre dans une broyeuse pour en faire des glaçons ou de la glace pilée. Un bruit qui ne rappelle que de très loin celui des glaçons dans le verre de Pastis. Donc, ce matin, pas besoin de réveil pour se lever et être prêt à 7h devant l’hôtel.
Normalement, c’est un tuktuk qui doit venir nous chercher pour rejoindre le bus qui nous emmènera à l’embarcadère du bateau pour Battambang. Or, c’est le mini-van lui-même qui arrive et qui continue sa route de manière fantaisiste d’hôtels en hôtels. Le véhicule est déjà bourré quand on parvient au dernier arrêt où attendent deux jeunes allemands accompagnés de… leurs vélos. Incroyable ! mais après pas mal de manœuvres, on arrive à faire rentrer le tout.
Au port, des dizaines de bateaux, sortes de longues et larges pirogues à moteur, attendent pour voguer vers des destinations différentes. Tous les bus débarquent leur cargaison en même temps, c’est un peu la pagaille mais finalement tout le monde arrive à trouver sa place.
Le parcours vers Battambang dure entre 5 et 9 heures en fonction de la saison. Etant en période de hautes eaux, nous espérions mettre un minimum de temps mais, en réalité, nous mettrons plus de 7h… et c’est long. Il faut dire que le chemin, ou plutôt le chenal, est semé d’embuches. Toute une partie se déroule dans une sorte de marais et le bateau suit un étroit passage soit entre branchages qui raclent les bastingages soit au milieu de plantes aquatiques. C’est impressionnant, surtout quand il faut croiser une pirogue.
Mais c’est aussi très beau. D’autant plus qu’on traverse plusieurs villages lacustres. Ici les maisons sont en bois et sur pilotis, plus loin ce sont des maisons flottantes très colorées. Beaucoup de gens (des vietnamiens nous dit-on) s’activent sur les pontons car chaque « maison » a sa fonction : habitation, école, pêche, commerce, menuiserie, réparation… Une vraie ville sur l’eau où les motos sont remplacées par des pirogues à moteur. D’ailleurs, le bateau s’arrête sur l’une d’entre elle, une sorte de bar-restau flottant, pour faire une pause : ici, à midi, on mange !
Dans la dernière partie, on remonte le Sangker qui nous conduit à Battambang. De chaque côté, les maisons sur pilotis semblent miséreuses et les rives vraiment crasseuses. On aperçoit des pagodes mais aussi plusieurs mosquées (une partie de la population, les Chams, est musulmane, pauvre et minoritaire dans le pays).
Repos bien mérité à l’hôtel. Premier contact avec la ville qui semble bien plus calme que les deux précédentes. Un petit air de province flotte sur cette ancienne ville coloniale.

Mais ce soir, pas de répit, le cirque Phare donne une représentation et il ne faut pas la manquer. Plus qu’un cirque, c’est une école qui accueille, en particulier des jeunes défavorisés, pour les former aux arts du spectacle vivant. Représentation exceptionnelle conduite par une dizaine de jeunes aux qualités pluridisciplinaires (clown, jonglerie, équilibre, force, trapèze…) d’un haut niveau. Mais ce qui ressort le plus, c’est leur enthousiasme, leur engagement et leur complicité. Ils aiment ce qu’ils font et ils le font partager aux spectateurs. Super !

Le bateau se fraie un passage à travers les plantes aquatiques

Le bateau se fraie un passage à travers les plantes aquatiques

 

Une épicerie flottante

Une épicerie flottante

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Publié dans:Cambodge 2017 |on 13 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Le bouquet angkorien final

Vendredi 10. D’abord faire des courses au marché : eh oui, c’est notre dernier jour. Ensuite, construire minutieusement le plan qui va nous permettre de faire le tour des lieux qu’on veut revoir et… nous voilà prêts.
Comme d’hab, c’est Vishna qui nous conduit et nous dépose d’abord devant Angkor Vat. On n’y rentre pas mais on le longe sur toute sa façade pour apprécier la grandeur et la majesté de ce monument : les murs, les gopuras et les tours qui les dominent.
Puis, direction le Bayon pour en refaire une visite, sans guide, au gré de nos envies, à la recherche de nouveaux bas-reliefs, de nouvelles perspectives, de sensations… on se régale toujours et encore. Ensuite l’idée principale est de rejoindre un petit temple, Preah Palilay, perdu dans la jungle en traversant la partie Est d’Angkor Thom (cité royale) restée quasiment dans l’état où les sites ont été redécouverts. Superbe balade qui nous fait découvrir des murs, des portes, des bassins, des petits bâtiments, des ruines… « abandonnés » (peut-être pas des archéologues mais au moins des touristes) au milieu de cette nature foisonnante où l’on entend que le chant des oiseaux. Le petit temple-montagne est modeste mais il a de belles proportions et, chose remarquable, trois gros arbres poussent en son milieu.
Pour terminer, on rejoint le Preah Khan pour se perdre à plaisir dans le dédale de ses couloirs et revoir les magnifiques frontons dédiés au dieux hindous.
Le tour est fini, demain direction Battambang.

Publié dans:Cambodge 2017 |on 11 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Banteay Srei

Jeudi 9. S’il y a une chose qu’on peut affirmer, c’est que le tape-cul, oh pardon ! le tuktuk, de Vishna est beaucoup moins confortable que le SUV de Ret. Les 38km de route pour aller à Banteay Srei nous ont épuisé : les chaos, le bruit, les odeurs d’échappement… un gros avantage malgré tout, on apprécie mieux les paysages qu’on traverse et la vie locale.
D’abord Banteay Samré, sur la route, pour se donner une idée de ce qui nous attend plus loin. Effectivement, les deux temples ont énormément de points communs : assez petits et concentrés, harmonieux avec cette structure organisée en forme de croix, riches bas-reliefs (Apsara et autres Divadas sur les colonnes et scènes « bouddhiques » sur les tympans et linteaux) et surtout très bien restaurés. On a plaisir à les parcourir, à chercher tel ou tel bas-relief, à errer aussi au hasard…
Les deux temples valent vraiment le déplacement mais le « plus » de Banteay Srei, ce sont les couleurs de la pierre. Ici, le grès est rose et quand il s’associe au vert de la mousse, au bleuté des lichens et autres couleurs dues à l’érosion, cela donne des tableaux étonnants. A ne pas manquer. Seul petit désavantage : le monde.
Le monde, voire la foule, on le retrouve malheureusement au Ta Prohm où nous avons envie de terminer notre course. Vous vous souvenez, ce temple envahi par la jungle, très semblable d’ailleurs à ceux que nous venons de voir mais dans un moins bon état. Le charme opère toujours : beauté de ces racines qui semblent absorber la pierre, celle des couleurs mises en relief par une averse inattendue (qui a aussi l’avantage de refroidir, pour un moment seulement, les insupportables narcissiques de la photo), cette nature envahissante jusqu’au chant omniprésent des oiseaux… S’il n’en reste qu’un ce serait celui-là.
Demain sera notre dernier jour ici. Grand dilemme : qu’avons-nous envie de voir ou revoir ?

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Banteay Srei

Banteay Srei

 

 

Publié dans:Cambodge 2017 |on 9 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Un temple qui se mérite, le Preah Vihear

Mercredi 8, 6h. Celui-là, il se mérite : lever tôt, presque 4h de route vers le nord pour l’approcher et 20mn de 4×4 pour l’atteindre, la même chose au retour. Mais celui-là, il le mérite : un long temple plus ancien que ceux d’Angkor, constitué de 5 bâtiments successifs (gopuras) en forme de croix, le tout perché, tel un château cathare bien caché sur son promontoire rocheux qui domine la plaine d’où l’ennemi viendra… non, ça c’est une autre histoire. L’histoire, c’est Béa qui va vous la raconter.
Journée exceptionnelle effectivement à tous points de vue. Ret, le chauffeur de taxi est venu nous chercher à l’hôtel dans une luxueuse voiture bien plus confortable que la Golf ! En fait, il est journaliste, parle anglais et du coup sert de chauffeur privé aux touristes pour se faire de l’argent. Il dirige son propre journal et le publie maintenant sur internet afin de toucher un maximum de lecteurs cambodgiens hors frontières. Il ne semble pas dans la ligne du gouvernement et nous disait que d’ici une dizaine d’années le pays serait sous domination vietnamienne. Bref, partir de bonne heure présente l’avantage de voir le quotidien de chacun : jeunes à moto ou vélo se rendant à l’école (ils commencent dès 7 heures), marchés déjà plein de monde et beaucoup de circulation pour sortir de Siem Reap. Ret se plaignait beaucoup de l’état de la route et du coup n’a pas manqué de nous parler de la corruption du gouvernement. La route passe à travers la campagne, les rizières et de nombreux villages. Ret nous faisait remarquer qu’il y a quelques années la forêt était omniprésente partout et que malheureusement il y a eu beaucoup de déforestation orchestrée par les Vietnamiens et autres groupes industriels qui préfèrent planter des hévéas. En moyenne, 2000km carrés de forêt disparaissent chaque année… Arrêt dans une petite cantine thaïe pour prendre le p’tit déj, où nous avons pris notre 1ère noddle soup de la saison ! Vers 10h, nous avons atteint le Check point du Preah Vihear, avons pris un pickup pour nous grimper jusqu’au temple. Temps dégagé, vue à 360° entre la Thaïlande au nord et le Cambodge au sud, les montagnes d’un côté, les plaines de l’autre, ce temple hindou, dédié à Shiva, ferait presque penser à une résidence royale de villégiature tant par sa relation avec le cadre que son architecture tout en finesse. Un de ces endroits où il fait bon se poser… De plus, nous étions bien une quinzaine de touristes en tout et pour tout. Les singes nous surpassaient en nombre !
Retour sur Siem Reap tout en continuant de discuter avec Ret sur la situation politique du pays.
Pour terminer la journée en beauté, nous avons abandonné notre cantine « Pot & Pan » où le plat est à $2.50 pour un restaurant beaucoup plus chic « The Sugar Palm » où nous nous sommes régalés d’une salade de mangue verte et de poisson Amok.

Le temple des montagnes

Le temple des montagnes

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Fronton du battage de la mer de lait

Fronton du battage de la mer de lait

 

Publié dans:Cambodge 2017 |on 9 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Attention avalanche

Mardi 7, 9h : Magni nous attend, comme convenu, à la porte du Tanei Boutique Village pour la suite de notre revue des sites d’Angkor. Aujourd’hui, c’est le « grand tour ». En réalité, on va visiter les monuments plus éloignés que ceux du p’tit tour.
Alors, dans l’orde (c’est pour ceux qui connaissent déjà) : le monastère de Banteay Kdei, le bassin Sras Srang, les temples-montagnes de Pre Rup puis East Mebon, le temple bouddhique de Ta Som et celui de Preah Neak Pean et, enfin, le Preah Khan à la fois temple et cité. Oui, oui, c’est tout !
Vu le nombre d’occidentaux qui traînent en ville, on est inquiet pour notre tranquillité dans les sites. Eh bien, surprise ! Peu d’affluence en dehors de quelques groupes de cars asiatiques. Il faut dire que ce ne sont pas des « sites majeurs » pour les voyagistes. A croire, comme dit Béa, que les touristes préfèrent rester devant leur Mojito (tiens, bonne idée, on va en prendre un ce soir, avant d’aller dîner), plutôt que de bouger.
Allez, on va vous épargner le descriptif de chaque site. Tous sont vraiment dignes d’intérêt, tous méritent la visite. A aucun moment on se lasse de les parcourir, chacun révèle ses spécificités et réserve ses surprises. Quelques préférences malgré tout.
Le Banteay Kdei d’abord par son côté plus intime que certains autres comme le Ta Prohm. Ses proportions le rendent plus « lisible » et compréhensible, on s’y sent bien, on prend son temps pour admirer les bas-reliefs, les perspectives… L’originalité du Ta Prohm réside dans l’affrontement, parfois violent, entre la pierre et la nature, celui de Banteay Kdei dans l’harmonie qui émane de son architecture.
Le temple d’East Mebon est moins imposant que les autres temples-montagnes. Il faut dire qu’il n’a jamais été vraiment achevé. Du coup, les bas-reliefs des frontons prennent toute leur valeur et on peut les détailler au grand jour.
Le Preah Neak Pean est particulièrement inhabituel. Pour y accéder, il faut marcher plusieurs centaines de mètres sur un ponton au-dessus de l’eau d’un lac. Ce n’est pas vraiment un temple : ses constructions modestes entourées de plusieurs bassins forment un plan symétrique particulièrement harmonieux. Cette atmosphère aquatique au milieu d’une nature sauvage lui donne tout son intérêt et toute son âme.
Notre favori du jour reste le Preah Kahn temple central d’une cité qui servit de capitale temporaire à notre Jayavarman VII préféré. Très proche, dans sa structure, du Banteay Kdei, mieux conservé que le Ta Prohm, on se perd volontiers dans son dédale de couloirs et de salles. Les perspectives (la symétrie ne s’organise plus seulement sur un axe, comme traditionnellement, mais sur deux axes perpendiculaires) sont permanentes même si beaucoup sont bouchées par des amas de pierres. Chaque croisement offre des points de vue différents sur des salles, des couloirs, des bas-reliefs (en particulier ceux des Apsaras de la salle de musique)… Et puis, il y a ce magnifique petit bâtiment à deux étages supporté par des colonnes cylindriques… un petit bijou.
Demain, départ pour Preah Vihear. Mais où est-ce donc ?

Attention avalanche !

Attention avalanche !

L'Apsara continue de danser

L’Apsara continue de danser

 

 

Publié dans:Cambodge 2017 |on 7 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Un pt’it tour et puis ça va

Lundi 6. Ca y est, c’est parti, le tuktuk s’élance vers les merveilles d’Angkor pour un « petit tour » du site, restons raisonnables. On va en prendre encore plein les yeux mais aussi plein les genoux car les temples se méritent et, pour les explorer, il faut monter des marches, encore des marches et puis les descendre… et ces marches elles sont faites pour des géants, ma parole !
Nous commençons par Angkor Thom, immense ville fortifiée de 10km2, capitale du royaume khmer, édifiée par Jayavarman VII (je suis obligé de copier son nom sur le Lonely car j’arrive pas à m’en souvenir) au XIIème siècle. On a du mal à imaginer la vie de ces habitants (un million quand même) qui vivaient ici malgré le nombre considérable de monuments et vestiges qui témoignent de l’activité de cette cité royale.
Le plus représentatif et le mieux conservé est le Bayon, temple massif dont la cinquantaine de tours ornées chacune de quatre immenses visages semble vouloir aller percer les nuages. Ici, c’est le sentiment de puissance et de force qui domine. A l’intérieur, au contraire, tout est finesse dans les bas-reliefs et autres sculptures murales que l’on découvre progressivement dans l’ascension des 3 niveaux. Sur les murs extérieurs, on retrouve, comme à Angkor Vat, d’immenses panneaux de bas-reliefs qui relatent les exploits des Khmers face aux Chams, ennemis venant du Viet-Nam mais aussi des scènes de la vie quotidienne… On passerait des heures à regarder les détails de ces superbes tableaux à la fois réalistes et remplis de symboles.
La suite s’enchaîne, de stations en stations, dans les principaux sites d’Angkor Thom où nous dépose notre chauffeur (bien pratique le tuktuk, hein !) : Baphuon, enceinte royale, terrasse des éléphants, terrasse du roi lépreux… On retrouve, à chaque fois, la même architecture, les mêmes thèmes de sculptures mais c’est toujours différent.
Mais le summum, c’est le Ta Promh, un temple complètement laissé à l’abandon au milieu de la jungle. Magique, la sensation de découvrir ce temple, tel un explorateur, où la nature a repris le dessus face à l’homme qui voulait asseoir son pouvoir ; l’impression d’assister à une lutte sans merci entre ces pierres encore debout, ou déjà à terre, et les racines de ces dizaines de fromagers qui se glissent entre elles, les enlacent, les enveloppent, les submergent… Mais une lutte superbe où chacun se respecte : la structure des bâtiments et les sculptures ou bas -reliefs, même chamboulées, sont toujours visibles tandis que les racines prennent des formes élégantes et majestueuses. Comme vous l’aurez compris, nous avons été envoûtés par ce site.
Après un tel spectacle, il ne reste plus qu’à tirer sa révérence et rentrer à l’hôtel.

La nature reprend le pouvoir

La nature reprend le pouvoir

Publié dans:Cambodge 2017 |on 6 novembre, 2017 |1 Commentaire »

Angkor, enfin !

Dimanche 5. Pas de chance, ce matin il pleut et le ciel n’a pas l’air de vouloir s’éclaircir. Il va falloir encore renoncer au « tour » mais on va braver les mauvais auspices et se lancer à l’assaut d’Angkor Vat en fin de matinée.
Même sous la pluie fine, ce temple est impressionnant et monumental de par ses dimensions et l’aspect de ses murs, de ses bassins et de ses tours. Il y a du monde, certes, mais c’est supportable. Plus on avance vers le centre plus on monte, plus on découvre des sculptures d’une finesse extrême : Devatas et autres Apsaras couvrent les murs et les piliers entourées de décors géométriques ou symboliques. Tout autour du temple central, les 8 murs d’enceinte (deux de chaque côté de près de 100m chacun) sont couverts de bas-reliefs illustrant diverses scènes. La plus étonnante est celle du « barattage des eaux de la mer de lait » où s’affrontent les dieux et les démons dans une sorte de tir à la corde, la corde étant un serpent Naga, combat orchestré par les Dieux hindous : Vishnu, Brama, Shiva… Magnifique. En plus, personne, mais personne : tout le monde est parti déjeuner.
On termine la journée par une petite ballade (sollicités souvent par des chauffeurs de tuktuk qui ne comprennent pas qu’on marche à pied) vers la porte de Angkor Thom : deux rangées de gardiens géants tenant un serpent Naga mènent à la porte monumentale sud.
Mais avant, une petite ascension au Phnom Bakeng, temple pré-angkorien en cours de restauration. Le soir, tout le monde vient y voir le coucher de soleil sur Angkor Vat. A 15h, le temps est gris, nous sommes quasiment les seuls et pouvons admirer la campagne environnante.
Demain, peut-être, le « grand tour ».

Un des gardiens de la porte d'Angkor Thom

Un des gardiens de la porte d’Angkor Thom

Publié dans:Cambodge 2017 |on 5 novembre, 2017 |2 Commentaires »

Journées de transit

Vendredi 3. Tout commence par 6h de bus avec Mékong Express. Habitués que nous sommes des transports dans divers pays, l’accueil par des hôtesses à la gare routière, un voyage confortable et respectueux des horaires nous surprennent, on rêve ! Surtout qu’un tuktuk nous attend à notre descente pour nous emmener direct à l’hôtel. C’est ça l’embourgeoisement !
Siem Reap fête également Bon Om Tuk : la ville est surpeuplée de badauds, encombrée de petits marchands ambulants et incirculable même à pied, encore plus qu’à Phnom Penh. Tout est lumière, musique et bonne ambiance. On finit par se sentir comme chez nous et, pour rester local, on déguste jus et pulpe de noix de coco. Erreur ! La noix de coco est laxative (ce que j’ignorais) et comme, la nuit précédente, j’avais déjà payé un excès de piment dans mon plat, ce sera une deuxième nuit de « transit express ».
Samedi 4. Le projet de « grand tour » d’Angkor est reporté au lendemain car je ne me sens pas en forme et le transit est toujours perturbé… On se contentera d’aller faire un petit tour en ville, notamment au centre artisanal où l’on peut voir directement les artisans travailler et, bien entendu, acheter des objets. Le reste du temps sera repos.

Publié dans:Cambodge 2017 |on 5 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Du grave au festif

Jeudi 2. Ce matin, la rue est très animée. Normal, c’est férié, nous sommes en pleine fête de l’eau et ça commence vraiment aujourd’hui. De plus, le soleil est au rdv alors que nous avions un ciel plombé depuis notre arrivée. Dans un premier temps, direction le musée de Tuol Sleng en tuktuk. Ca ne vous évoque peut-être rien mais si je vous dis musée du génocide S-21, ça vous parlera mieux ? Pas gai, pas gai, mais passage obligé.
On a beau s’y attendre, la visite de ce centre de détention où, pendant 4 ans, des milliers de personnes ont subi les tortures infligées par les Khmers rouges est poignant : lieux restés intacts (salles de torture, cellules…), photos, témoignages oraux et visuels, objets divers témoignent crûment des horreurs commises au nom d’un pseudo-communisme. Ici, entre 12000 et 20000 personnes (incertitude qui parle d’elle-même) ont trouvé la mort, sachant que plusieurs centaines d’autres lieux de supplices ont été répertoriés. Quand on voit que certains visiteurs trouvent le moyen de se prendre en photo devant de tels lieux, on hallucine.
Nous, il nous a fallu boire un bon café glacé, marcher longuement et nous fondre dans la foule des cambodgiens venus à l’occasion de la fête de l’eau pour digérer un peu. Atmosphère totalement différente notamment sur les quais de la Tonle Sap où l’on a du mal à circuler et où se succèdent des marchands ambulants de toute sorte. Tout le monde est venu voir les courses de « gondoles » traditionnelles. Plusieurs centaines (oui, oui) de longues galères colorées, animées par une soixantaine de rameurs, descendent et remontent la rivière toute la journée. Le soir, ce sont les barges portant des panneaux lumineux qui font le spectacle. C’est bon-enfant et l’on a plaisir à voir les cambodgiens se réjouir dans une telle ambiance.
Demain, on prend tôt le bus pour Siem Reap. Alors il faut s’extraire de la foule pour retourner « sur le bon coin » manger un Loclac ou un Amok et aller préparer nos sacs.

Publié dans:Cambodge 2017 |on 2 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
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