Archive pour le 21 novembre, 2017

Le paradis est français

Lundi 20. Temps kif-kif, gris et pluvieux. Faut pas se décourager : on va aller sur la plage de Saracen, la plus grande de l’ile, pour ensuite atteindre Sunset Bay par la jungle. Mais d’abord, il faut prendre le « bateau lent » qui part de M’Pai à 8h30. Pour 7 dollars chacun (il y aurait de l’exploitation du touriste que je ne serais pas étonné), on nous dépose sur la très belle plage de sable fin de Saracen.
Finalement, même si c’est pas nickel et même si le sable est un peu plus « grossier », on a bien fait de choisir M’Pai Bay. Ici, sur cette immense plage de plusieurs km, les bungalows genre « Camping de Flots bleus » sont à touche-touche, entrecoupés parfois de restaurants, bars et autres agences de location… Chaque estivant a les pieds dans l’eau, c’est vrai, mais question intimité, ça se pose là. Et puis, ces constructions sont vraiment moches.
Nous, on va de l’autre côté de l’ile, à Sunset Bay (côté est, vous l’avez compris) en passant par cette luxuriante forêt tropicale. Mieux vaut d’ailleurs se procurer un bâton car il n’est pas rare d’y rencontrer quelque animal rampant (pas vu). D’autre animaux occupent le terrain tels des macaques (pas vus non plus) ou des oiseaux moqueurs (peut-être du même genre que les geckos qui viennent sous notre toit, plusieurs fois pendant la nuit, et nous réveillent en nous faisant profiter de leur « chant » très particulier). Ce qu’on entend le plus ce sont des insectes (sortes de cigales sûrement, il faut qu’on se renseigne) qui émettent un sifflement strident et puissant de manière quasi ininterrompue… c’est saoulant (presque autant que la musique disco des bars de la plage).
Après presque 40mn de marche, on arrive de nouveau au paradis : plage propre, sable fin et blanc, eau bleutée et transparente, presque personne, des bâtiments en bois (resort uniquement) mais masqués par une rangée de plantations verdoyantes et la forêt en toile de fond. C’est vraiment là où il fallait aller. De plus, alors que M’Pai Bay est à dominante américaine (patrons de guesthouse, de bars…), ici ce sont les français, et ils sont sympas. La fibre chauviniste ravivée, on prend plaisir à discuter avec bon nombre d’entre eux. Chacun a son histoire personnelle et raconte volontiers les raisons de son installation dans ce coin paumé.
Baignade, café glacé puis expresso (oui,oui !), une petite balade le long de la plage, rebaignade… la vie est dure surtout que le temps se lève et qu’on aperçoit le soleil.
Retour vers la baie de Saracen puis à l’embarcadère. La « navette » arrive à 17h, bien à l’heure, mais surprise !, chargée jusqu’à ras bord de marchandises et matériels en tout genre : légumes, œufs, gros bidons d’eau, pains de glace… mais aussi parpaings, briques, planches de bois et même fenêtres, mobilier, congélateur… impressionnant. Dès que le bateau accoste, la fourmilière se met en marche. Autour, c’est l’effervescence, les petits bateaux s’approchent et prennent en charge toute cette cargaison… C’est passionnant.
Au bout de presque une heure, pratiquement tout a disparu et c’est le retour au calme, on peut enfin monter. Finalement la réputation de « bateau lent » n’est pas usurpé car, après deux autres escales pour de nouveaux déchargements, nous arrivons enfin à M’Pai vers 18h45. Il pleut de nouveau et ce n’est pas encore ce soir que nous irons manger chez la petite dame. On se rabat, mais sans regrets, sur le Sunset toujours aussi bon.

Publié dans:Cambodge 2017 |on 21 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Un petit tour au paradis

Dimanche 19. Eh bien non ! Il faut qu’on se fasse une raison : à chaque fois que l’on veut aller dans un coin « paradisiaque », le sort s’acharne sur nous et on a droit au mauvais temps.
Ici, ça commence en plein milieu de nuit par deux orages successifs d’une violence telle qu’on se demande si ça va pas nous tomber sur la tronche. On se croirait en plein jour, tout vibre et résonne. Et quand éclair et tonnerre sont quasi simultanés, on se pose des questions ! Ca finit par se calmer mais, au petit marin, le ciel est bouché et la pluie continue de tomber faiblement.
Qu’à cela ne tienne, la plage est belle même sous la pluie. Belle, certes, mais il ne faut pas trop regarder les abords car on y trouve une quantité impressionnante de déchets de toute sorte rejetés par la mer. Et manifestement, peu d’efforts sont faits pour préserver cet environnement qui gâche la beauté du site.
Alors on va le chercher ailleurs, ce paradis, sur une autre plage qui, si son nom est juste (Clear Water Bay) devrait mieux nous convenir. Il faut d’abord remonter toute la plage puis marcher dans l’eau le long du rivage pour atteindre des rochers d’où, nous a-t-on dit, démarre un chemin. Pas évidente cette longue marche dans l’eau qui monte jusqu’à mi-cuisse (c’est marée haute) sans trop savoir où l’on doit aller. Finalement le chemin se repère facilement et on le suit à travers la forêt native pendant plus de 40mn avant de déboucher sur une plage superbe, de sable blanc à l’eau limpide : seules quelques infrastructures abandonnées mais personne ou presque.
Trempés que nous sommes (malgré le temps, il fait chaud et humide dans cette jungle) par cette petite randonnée, le bain s’impose dans une eau claire et presque tiède… notre première baignade.
Retour vers la civilisation pour des choses plus triviales. Le couple de lillois que nous venons de recroiser sur l’ile nous a indiqué une gargote sur la plage où une petite dame propose de la vraie cuisine khmère. Eh bien, là aussi, ce sera pour une autre fois car la pluie ne fait que redoubler. On se dirige vers le Sunset que l’on avait repéré en se baladant. Bonne pioche, le poisson (red snapper) est excellent quelle que soit sa préparation.

Publié dans:Cambodge 2017 |on 21 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Au sud, il y a les Koh Rong

Samedi 18. Depuis que nous avons approché la mer, nous sommes tentés d’aller passer quelques jours dans une ile, histoire de jouer les (faux) Robinson. Plusieurs d’entre elles sont très séduisantes, mais on hésite. Rabbit Island, au large de Kep, était bien tentante mais trop petite pour y séjourner vraiment. Deux autres, au large de Sihanoukville, nous tendent leurs plages de sable blanc : Koh Rong et Koh Rong Samloen. Éliminons tout de suite la première car sa réputation tient essentiellement à son caractère festif… si c’est pour retrouver la foule, le bruit, l’agitation et des fêtards bourrés tous les soirs à la bière, non merci.

Koh Rong Samloen (une vingtaine de km de long sur 5/10 de large) semble mieux répondre à notre souhait, surtout M’Pai Bay, dans le nord de l’ile, moins fréquentée et plus calme. De plus, plusieurs « treks » permettent d’aller d’une plage à l’autre à travers la jungle qui la recouvre. Au moment de réserver un chambre, on nous dit que c’est blindé…ça commence bien. Heureusement, par internet, Béa réussit à trouver un truc, une sorte de cahute en bois, bon on verra.
Étant donné que nous ne voulons surtout pas séjourner à Sihanoukville (tous les guides touristiques ainsi que les personnes qu’on a rencontrées n’en disent que du mal ; l’approche que nous en ferons nous confortera dans cet avis), on va y aller directement de Kampot. Pas de problème nous dit Sébastien, patron de la guesthouse, aussitôt dit aussitôt fait.
Après quelques hésitations dans les transports (attente dans les agences avec l’incertitude de savoir quand, où et dans quel bus on va pouvoir partir), il est 14h quand nous arrivons sur les quais de l’embarcadère pour LES iles. Dans le bateau, un super hors-bord, la bonne cinquantaine de passagers porte des autocollants différents en fonction de leur destination. Personne ne sait très bien comment tout cela va s’organiser. Finalement, nous débarquons sur la jetée de Saracen Bay d’où un plus petit bateau va nous dispatcher sur les différents pontons de l’ile.
Alors que nous nous attendions à la foule, tout ici paraît bien calme. Peu de monde, pas de voitures, quelques rares motos… En fait nous arrivons sur une très grande plage de sable blanc sur laquelle s’alignent des dizaines d’auberges, restaurants, petites boutiques… la plupart en bois. La nôtre, Big Moon, est constituée de petits bungalows en bois, genre maisons traditionnelles. L’équipement est rustique mais confortable. Nous voilà installés pour trois jours. Les vacances démarrent vraiment !

Publié dans:Cambodge 2017 |on 21 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

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