Archive pour le 2 novembre, 2017

Du grave au festif

Jeudi 2. Ce matin, la rue est très animée. Normal, c’est férié, nous sommes en pleine fête de l’eau et ça commence vraiment aujourd’hui. De plus, le soleil est au rdv alors que nous avions un ciel plombé depuis notre arrivée. Dans un premier temps, direction le musée de Tuol Sleng en tuktuk. Ca ne vous évoque peut-être rien mais si je vous dis musée du génocide S-21, ça vous parlera mieux ? Pas gai, pas gai, mais passage obligé.
On a beau s’y attendre, la visite de ce centre de détention où, pendant 4 ans, des milliers de personnes ont subi les tortures infligées par les Khmers rouges est poignant : lieux restés intacts (salles de torture, cellules…), photos, témoignages oraux et visuels, objets divers témoignent crûment des horreurs commises au nom d’un pseudo-communisme. Ici, entre 12000 et 20000 personnes (incertitude qui parle d’elle-même) ont trouvé la mort, sachant que plusieurs centaines d’autres lieux de supplices ont été répertoriés. Quand on voit que certains visiteurs trouvent le moyen de se prendre en photo devant de tels lieux, on hallucine.
Nous, il nous a fallu boire un bon café glacé, marcher longuement et nous fondre dans la foule des cambodgiens venus à l’occasion de la fête de l’eau pour digérer un peu. Atmosphère totalement différente notamment sur les quais de la Tonle Sap où l’on a du mal à circuler et où se succèdent des marchands ambulants de toute sorte. Tout le monde est venu voir les courses de « gondoles » traditionnelles. Plusieurs centaines (oui, oui) de longues galères colorées, animées par une soixantaine de rameurs, descendent et remontent la rivière toute la journée. Le soir, ce sont les barges portant des panneaux lumineux qui font le spectacle. C’est bon-enfant et l’on a plaisir à voir les cambodgiens se réjouir dans une telle ambiance.
Demain, on prend tôt le bus pour Siem Reap. Alors il faut s’extraire de la foule pour retourner « sur le bon coin » manger un Loclac ou un Amok et aller préparer nos sacs.

Publié dans:Cambodge 2017 |on 2 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Sur les trottoirs de Phnom Penh

Mercredi 1er novembre. Après un délicieux Amok (poisson cuit avec des épices dans une feuille de bananier) pris «on the corner» (nom d’un restau qui n’est plus du tout au coin) suivi d’une bonne nuit, la fatigue des deux derniers jours n’est plus qu’un souvenir. Il faut dire que nous émergeons vers dix heures pour, enfin, aller petit-déjeuner dans ce quartier du centre-ville ancien. Quartier très cosmopolite où se côtoient à la fois marchés locaux, petites boutiques traditionnelles et hôtels, restaurants, bars pour touristes. Quartier un peu spécial, aussi, puisque très fréquenté par des européens solitaires, mâles et vieux, et où dans les nombreux bars se pavanent de jeunes cambodgiennes courtement vêtues. Il ne m’étonnerait point que ces deux populations se rencontrent à un moment ou à un autre. Quel mauvais esprit de ma part !
Vue l’heure et sur les conseils de Seng, on file droit vers le musée pour profiter des heures de moindre affluence. Cela valait la peine d’y consacrer deux bonnes heures pendant que la pluie (quelle aubaine) arrosait les plantes luxuriantes et les bassins du patio : bonne mise en bouche sur l’art et de la culture Khmers avant d’aller voir ces merveilles sur place.
La « ballade » dans la ville pour rejoindre le grand marché central, Psar-Thmei, nous conforte dans cette impression de ville très contrastée. A côté de pâtés de maisons anciens et vétustes se dressent des immeubles modernes gigantesques qui arborent un luxe ostentatoire : boutiques de fringues, de bijoux de grandes marques, banques, show-room de voitures de prestige… Mais quel que soit le lieu, le piéton que nous sommes n’est pas le roi : circulation intense dans laquelle il faut se faufiler quand on veut traverser, trottoirs encombrés par des motos, voitures ou objets en tout genre quand ce ne sont pas des extensions de boutiques. Bref, la plupart du temps il faut marcher sur la rue, le long des voitures garées… sur les trottoirs.
Quant au Psar-Thmei, même récemment rénové, il ressemble fortement à tous ces marchés populaires et autres souks que avons rencontrés dans nos différents voyages de Ouagadougou à La Paz en passant par Vientiane, Tachkent ou Mascate (quel beau parcours !) : vêtements en tout genre, bouffe, bijoux, sacs et babioles de toute sorte… Mais pour dîner, nous rejoignons le marché de nuit où, autour d’une immense place équipée de tables et chaises, de nombreux étals proposent de la cuisine purement locale : deux noodle-soup agrémentées de quelques beignets pour 5$, qui dit mieux.

Publié dans:Cambodge 2017 |on 2 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

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