Mostar, the most art

Mercredi 28. Mostar, deuxième ville de Bosnie-Herzégovine, a énormément souffert de la guerre civile. Une fois les serbes éjectés, les rivalités entre bosniaques et croates de Bosnie se sont exacerbées et les combats ont été meurtriers. Le plus vieux pont (Mostar veut dire Stari Most, ville du pont), symbole musulman a été bombardé par les croates et entièrement détruit.
Après la guerre, l’UNESCO a pris en charge la reconstruction du pont dans un but (déclaré) de réconciliation des communautés. Peine perdue… aujourd’hui, la ville est totalement coupée en deux : à l’ouest du Bulevard (où ont eu lieu les plus importants affrontements) s’est développée une ville moderne où vivent les croates ; à l’est, la vieille ville ottomane où se sont regroupés les bosniaques.
La vieille ville se résume à quelques rues dont la principale dessert le célèbre pont. Des rues pavées de dalles et de galets luisants sous le soleil, bordées de maisons en pierre blanche recouvertes de toit de très grandes lauzes en calcaire (comme dans toute la région… le Quercy n’est pas le seul) et puis le pont avec son arche unique, vraiment majestueux. On s’y sent bien, dans ce quartier, quand on fait abstraction des touristes et des stigmates de la guerre.
Si bien que, dans un café, un peu en-dehors de la foule, un jeune homme parlant parfaitement anglais nous initie à la dégustation du café selon le rite bosniaque. Le café, c’est tout un art, une cérémonie qui obéit à des gestes précis… il faut le déguster, prendre son temps. On comprend mieux pourquoi les terrasses de café sont envahies par tant de monde, surtout des hommes.
On reprend la route vers la mer, le long de la vallée de la Neretva qui s’élargit progressivement. Arrêt à Pocitelj, village médiéval fortifié, tout en hauteur. L’occasion de déambuler deux bonnes heures au gré des rues étroites et fleuries aux maisons couvertes de lauzes jusqu’aux murailles supérieures où les vues sur la vallée sont superbes.
Passée la frontière, « fleurissent » orangers et autres mandariniers. Les étals de marchands, ornés de sacs aux couleurs orangées, le long de la route se comptent par dizaines.
Arrivée à la mer, on cherche un camping. Bonne pioche, on tombe sur celui de Basina, juste au bord des lacs Bazinska Jezera, personne d’autre que nous, le calme parfait si ce n’est le bruit du vent dans les roseaux, celui des canards et autres poules d’eau.

 

Le pont de Mostar reconstruit en 2004

Le pont de Mostar reconstruit en 2004

Publié dans : Monténégro 2016 |le 3 octobre, 2016 |Pas de Commentaires »

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