Pour Kotor, t’as tort

Samedi 24. Oui, je crois, Béa, que pour Kotor, t’as tort.
Effectivement, ces immenses paquebots-HLM ancrés dans une si belle baie déversant leurs barbares ; ces cars qui débarquent leur cargaison de touristes ; ces hordes qui déferlent dans les rues de Stari Grad derrière le parapluie d’une guide qui gueule dans son micro ; ces guignols, bras en l’air, la canne dressée ou scotchés à leur smartphone pour prendre des photos et qui ne voient le monde qu’à travers l’écran de leur téléphone ; ces néo-Narcisses, filles mais aussi mecs et couples qui passent leur temps à se mirer dans leur écran et à tenter de s’immortaliser en prenant des pauses, aussi ridicules les unes que les autres, devant tel ou tel monument ou paysage ; ces boutiques, à touche-touche, qui ne vendent que « de la merde » (merci J.P. Coffe) ; ces restos qui vendent pizzas, hamburgers ou autre bouffe rapide… Et j’en passe.
Oui, tu as raison, c’est insupportable et je comprends que tout cela ait pu polluer ton environnement et gâcher le plaisir que tu aurais dû avoir à visiter cette ville. Car cette ville est magnifique. Cette cité aux toits rouges qui se serre entre ses remparts et que nous avons pu admirer après avoir franchi les 1426 marches d’une sorte de muraille de Chine. Ces places bordées de palais avec leurs balcons, ces ruelles étroites qui, à chaque coin offrent des surprises : palais, églises, places et placettes, fontaines et autres merveilles.
Kotor, c’est aussi cela. Dommage que tu n’aies pas pu apprécier sa beauté.
Heureusement, la suite sera plus positive avec la découverte de Perast, magnifique petit port des Bouches de Kotor. On ne peut pas y entrer en voiture et il faut laisser son véhicule à l’un des deux bouts. C’est tant mieux car tout le monde devient piéton et chacun peut prendre le temps d’admirer les nombreux palais 17ème et 18ème (il paraît qu’il y en aurait 200) souvent alignés tout le long de la rive avec leurs petits ports particuliers. De l’autre côté de l’anse quelques villages accrochés à la péninsule de Tivat et, entre les deux, deux petites îles où trônent une égalise et une abbaye.
On tombe sous le charme au point de s’installer à la terrasse du Conte, restaurant réputé et conseillé dans notre guide, pour y déguster la spécialité, les moules à la buzzara, accompagnées bien entendu d’un verre de vin blanc (pinot blanc). On est juste au bord de l’eau,la terrasse est inondée de soleil, le plat est savoureux et Béa a retrouvé le sourire.

Publié dans : Monténégro 2016 |le 27 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

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