Un grand Pschitt et ça repart

Dimanche 18. D’après les guides, Podgorica ne présente aucun intérêt, on évite donc et, le temps étant toujours incertain, nous filons vers la côte où l’on a plus de chance de trouver le soleil. Le lac Skadar que nous traversons, sur son extrémité, donne un aperçu de cet immense lac, le plus grand des Balkans, à cheval sur le Monténégro et l’Albanie : réputé grande réserve ornithologique, ses rives sont marécageuses et peuplées de nénuphars. Cela donne envie d’y passer un moment mais, pour l’instant, direction Budva.
Deux possibilités pour s’y rendre : prendre le tunnel qui raccourcit de 20 km ou l’ancienne route. Ma radinerie aidant (le passage du tunnel coûte 2,50€), nous choisissons la route. Sans regrets car elle nous offre de lointaines et superbes perspectives, d’un côté sur le lac Skadar et de l’autre sur l’Adriatique que nous découvrons pour la première fois.
Le Budva moderne est une ville balnéaire comme beaucoup : esplanade interminable le long de la plage avec ses boutiques, ses restaurants, ses marchands de glace… Au bout Stari Grad (la vieille ville) et ses rues étroites entourées de fortifications. Le monde (on est dimanche) et les marchands du temple ne gâchent pas notre plaisir de flâner dans ses ruelles, de découvrir les vues des remparts, les très beaux monuments en pierre… Beaucoup de charme dans ce lieu qui rappelle énormément Collioure ou Aigues-mortes.
Le charme s’évapore dès qu’on reprend la route vers l’est : les petites criques sont envahies de constructions modernes, les villages aussi… ça bétonne dur jusqu’à Petrovac où nous avons décidé de nous arrêter pour faire une halte. Impossible de trouver de la place, on tourne, on fait demi-tour, on recule… des voitures partout. Dans une marche arrière, je sens que nous passons sur quelque chose et… pschitt, le bruit fatidique : le pneu arrière gauche à roulé sur une tige métallique (en fait une tige filetée, en attente de borne) et est crevé. À chaque tour de roue, on perd un peu d’air mais impossible dans cette foutue ville de trouver un endroit pour changer la roue. Il va falloir rejoindre la route principale pour trouver un espace suffisamment horizontal et sécurisé avant que le pneu ne soit complètement à plat.
Amis de la mécanique, bonjour. Quand on ne l’a jamais fait sur un fourgon, monter le cric, démonter la roue crevée mais surtout dégager la roue de secours sont de vrais casse-tête. Finalement après de multiples efforts et contorsions, la roue est changée. On est dimanche, pas question de trouver un réparateur. Il ne reste plus qu’à trouver un lieu pour dormir. Par chance la première petite crique, Buljarica, nous offre le réconfort et, au miracle, un camping et un cadre accueillants.

Publié dans : Monténégro 2016 |le 20 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

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