Mardi 12 : Kokologho, le courant passe

Des fringues « au revoir la France », quatre autres matelas bariolés, des bouteilles en plastique vides et bien d’autre matériels, voilà ce que nous chargeons dans le pick-up, tôt ce matin, avant de partir vers KKLG. Grâce au départ de Béa (oh, le vilain garçon !), nous avons un peu plus de place à l’arrière.
Comme vous ne le saviez pas, il n’y a pas d’électricité au centre. Cependant, depuis plus d’un an une « plateforme multifonctionelle » a été installée. Les gens du village viennent y apporter leurs grains (mil, maïs, sorgho…) et, grâce à un gros moteur qui actionne plusieurs machines (moulin, décortiqueuse…), ceux-ci sont moulus ou… en échange d’une modique somme. Quel rapport avec l’électricité ?? L’une des machines associée au moteur est un alternateur qui peut produire de l’électricité.
L’année dernière, en novembre, nous avions installé un système (batteries, chargeur, convertisseur, régulateur, répartiteur bipolaire…) permettant aux chambres d’être éclairées le soir et de pouvoir utiliser des ordinateurs. Quand nous sommes arrivés, la semaine dernière, on nous a dit que cela ne fonctionnait plus depuis… depuis… Impossible de savoir (des mois certainement). Donc, il fallait remette la main au jus et j’avais peur de ce que j’allais trouver.
Après de nombreux tests, il s’est avéré que le problème venait des disjoncteurs du tableau de distribution générale. J’ai donc éliminé les éléments défectueux, recablé et tout remis en ordre. Après vérifications et essais, ça marche de nouveau à condition de procéder correctement aux manœuvres. Il faut donc répéter les consignes de fonctionnement à Issaka, le responsable du moulin.
Après discussions avez les élèves, prise de connaissance des emplois du temps, du contenu des cours, de l’utilisation des cahiers et autres trucs pédagogiques, le temps a vite passé et nous voilà sur le chemin de retour. On passe faire un petit coucou à Natanael, celui qui tenait les chambres de l’ODE.
Ce soir, il faudra prendre notre douche à la lampe électrique car tout le quartier est dans le noir… et ça dure. On retrouve Rabi, notre ami libanais au Bar K… C’est meilleur que la fois précédente.
Au fait, hier on a dîné au Mystic café. On y mange notamment libanais. Pas mauvais mais pas exceptionnel. La vraie cuisine libanaise, ce sera jeudi soir, car Rabi nous a invité chez lui : on vous racontera peut-être.

Publié dans : Afrique 2013 |le 13 novembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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