Samedi 9 : Kinkirsgogo, le marché dans la brousse, c’est pas pour les gogos

Voici la recette pour vous rendre là-bas.
Les ingrédients d’abord : quatre petits blancs pas trop secs, un homme providentiel local, appelé Ousmane. Pour la cuisson : un vieux pick-up Toyota.
D’abord vous mettez tous les ingrédients dans le Toyota et vous le faites rouler, plein sud, sur le goudron de la route de Léo (vers le Ghana) pendant environ 1h. Sans aucune indication, une piste part à droite et Ousmane vous dit de la prendre. Vous mettez alors deux des petits blancs (pas encore desséchés), Béa et Philou par exemple, debout à l’arrière. Vous faites rouler le 4×4 (seul véhicule 4 roues – avec les camions – possible sur ce chemin), pas trop rapidement car la piste est irrégulière, au milieu d’une brousse arborée totalement déserte pendant une bonne demi-heure, le tout sans rencontrer personne…
Arrivés á un carrefour, il n’y a aucune indication mais il faut tourner à gauche. Alors là, le 4×4 est l’outil indispensable car la piste est défoncée… Même avec un 4×4 « parisien », ce serait la mort assurée. À partir de là, vous faites mijoter l’ensemble encore une petite demi-heure dans la brousse qui se transforme peu à peu en terres cultivées (mil, sorgho, coton, sésame…) mais toujours sans âme qui vive. Enfin quelques vélos, mobylettes et piétons apparaissent sur la piste… Quelques maisons sorties de nulle part et, au loin, une immense antenne rouge et blanche en forme de Tour Eiffel annoncent la fin de cuisson prochaine. Les deux petits blancs de l’extérieur sont à point… Ceux de l’intérieur guère plus frais. La deuxième face sera cuite au retour.
Trêve de plaisanterie, nous sommes Sibiri et venons voir Samedi… Non, c’est le contraire… Non, c’est pareil car Sibiri veut dire samedi en Moré (langue des Mossis, majoritaires dans la région).
C’est un ancien élève du centre, Sibiri donc, que nous visitons et nous en profitons pour aller à ce marché complètement perdu en brousse, au milieu de nulle part, qui draine des gens venus de très loin, de Ouaga même. Une sorte de marché de Caussade perdu au beau milieu du Causse du Larzac. Très typique.
La visite de Sibiri est plus qu’intéressante. Il a bien développé son exploitation avec plus de 70 poules, 50 pintades, 5 moutons dont 3 agneaux, 2 chèvres et deux chevreaux… et, avec la vente d’une centaine de poules, il s’est acheté deux vaches. En plus, son père lui a installé un moulin, un revenu assuré pour vivre. Donc, pas de souci pour son avenir… Il a tout compris.
Retour sur Ouaga, avec un passage chez le sculpteur Amara, grand spécialiste des éléphants en ivoire. Le soir, on retourne à (presque) notre cantine, au Fromager, avec deux personnes des Landes qui mènent des actions d’aide depuis de longues années au Burkina.

Publié dans : Afrique 2013 |le 10 novembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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