Archive pour le 10 novembre, 2013

Samedi 9 : Kinkirsgogo, le marché dans la brousse, c’est pas pour les gogos

Voici la recette pour vous rendre là-bas.
Les ingrédients d’abord : quatre petits blancs pas trop secs, un homme providentiel local, appelé Ousmane. Pour la cuisson : un vieux pick-up Toyota.
D’abord vous mettez tous les ingrédients dans le Toyota et vous le faites rouler, plein sud, sur le goudron de la route de Léo (vers le Ghana) pendant environ 1h. Sans aucune indication, une piste part à droite et Ousmane vous dit de la prendre. Vous mettez alors deux des petits blancs (pas encore desséchés), Béa et Philou par exemple, debout à l’arrière. Vous faites rouler le 4×4 (seul véhicule 4 roues – avec les camions – possible sur ce chemin), pas trop rapidement car la piste est irrégulière, au milieu d’une brousse arborée totalement déserte pendant une bonne demi-heure, le tout sans rencontrer personne…
Arrivés á un carrefour, il n’y a aucune indication mais il faut tourner à gauche. Alors là, le 4×4 est l’outil indispensable car la piste est défoncée… Même avec un 4×4 « parisien », ce serait la mort assurée. À partir de là, vous faites mijoter l’ensemble encore une petite demi-heure dans la brousse qui se transforme peu à peu en terres cultivées (mil, sorgho, coton, sésame…) mais toujours sans âme qui vive. Enfin quelques vélos, mobylettes et piétons apparaissent sur la piste… Quelques maisons sorties de nulle part et, au loin, une immense antenne rouge et blanche en forme de Tour Eiffel annoncent la fin de cuisson prochaine. Les deux petits blancs de l’extérieur sont à point… Ceux de l’intérieur guère plus frais. La deuxième face sera cuite au retour.
Trêve de plaisanterie, nous sommes Sibiri et venons voir Samedi… Non, c’est le contraire… Non, c’est pareil car Sibiri veut dire samedi en Moré (langue des Mossis, majoritaires dans la région).
C’est un ancien élève du centre, Sibiri donc, que nous visitons et nous en profitons pour aller à ce marché complètement perdu en brousse, au milieu de nulle part, qui draine des gens venus de très loin, de Ouaga même. Une sorte de marché de Caussade perdu au beau milieu du Causse du Larzac. Très typique.
La visite de Sibiri est plus qu’intéressante. Il a bien développé son exploitation avec plus de 70 poules, 50 pintades, 5 moutons dont 3 agneaux, 2 chèvres et deux chevreaux… et, avec la vente d’une centaine de poules, il s’est acheté deux vaches. En plus, son père lui a installé un moulin, un revenu assuré pour vivre. Donc, pas de souci pour son avenir… Il a tout compris.
Retour sur Ouaga, avec un passage chez le sculpteur Amara, grand spécialiste des éléphants en ivoire. Le soir, on retourne à (presque) notre cantine, au Fromager, avec deux personnes des Landes qui mènent des actions d’aide depuis de longues années au Burkina.

Publié dans:Afrique 2013 |on 10 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Vendredi 8 : tourisme à Koudougou / 2ème acte

Cathy et Philou doivent rencontrer le nouveau président du Conseil régional pour lui présenter le CFA. Nous profitons du voyage et retrouvons Francis, Corinne et Christine à Koudougou. Il est prévu d’aller chez un bronzier voir couler des bronzes (pas d’allusions scatologiques, SVP) mais on est en Afrique et, quand on arrive, ce n’est plus au programme. On continue donc notre chemin pour aller chez une productrice de feuilles de moringa, feuilles dont les qualités nutritives sont exceptionnelles (Cf site de Tonton d’ailleurs, site de l’activité professionnelle de Philou, en lien). Visite intéressante. Enfin, on se rend au siège d’une association qui, entre autre, gère une radio « radio palabres ». Mais la responsable, Caroline, s’est absentée et, quand elle revient, il est temps pour nous de partir. On a ses coordonnées, on y reviendra seuls la semaine prochaine.
Francis nous accompagne à Kokologho, avec sa voiture de ministre (un 4×4 Toyota moderne), afin de finaliser la suite des constructions. Béa et moi profitons du confort et de la clim sur le trajet. Décidément, le centre n’est pas à l’image de ce que l’on pouvait en espérer : toujours rien au jardin, peu d’activité, élèves en train d’arroser mais sans surveillance, des arbres délaissés (pas arrosés, branches arrachées et non taillées…), de nombreux détritus traînant sur le sol… Un centre que l’on n’a pas vraiment envie de montrer dans cet état à des visiteurs de marque. Il va falloir prendre des décisions drastiques.
Retour à Ouaga, etc… Ce soir on dîne chez Aboussouan avec Rabi, un de nos amis libanais. C’est bon mais comme c’est un vrai maquis, on attend longtemps et on mange quasiment dans le noir.

Publié dans:Afrique 2013 |on 10 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

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