Archive pour novembre, 2013

Vendredi 15 : the last day

L’avantage quand le vol est prévu à 22h50, c’est qu’on a toute journée devant soi. L’occasion d’aller à Réo, 12 Km au nord de Koudougou.
On avait pris Rdv avec Françoise mercredi dernier lorsque nous avions dîner avec elle. Un personnage, Françoise, plus de 70 ans, hyperactive, directe voire abrupte, mais convaincue et convaincante. Elle nous avait raconté, ce soir là, les actions qu’elle mène depuis des dizaines d’année à Réo : un orphelinat pouvant accueillir 16 très jeunes enfants et une importante exploitation de production et de transformation de moringa. Le moringa est un arbre dont les feuilles (entre autre) ont des propriétés exceptionnelles (voir site de Tonton d’ailleurs en lien), notamment nutritives. Il y a de nombreuses années, Françoise, en pénurie de nutriments pour ses enfants, a découvert cette plante miraculeuse et a pu ainsi les nourrir et les sauver. Depuis, elle n’a eu de cesse de développer la production de moringa, d’en vanter ses qualités, de la promouvoir… Elle est ainsi devenue l’une des pionnières dans ce domaine, une référence mondiale notamment auprès de la FAO.
Ce qu’on visite au bout d’une longue piste cahoteuse en travaux (le goudron est en train d’avancer, peu à peu, ici aussi) est à la hauteur de ce qu’on a pu imaginer. Françoise règne sur tout son monde avec le caractère qu’on lui avait constaté mais, bien entendu, avec tout le respect et la générosité qui se doit. Les femmes travaillent mais pour leur groupement. L’orphelinat accueille seulement 5 bébés mais tous les enfants sortis depuis toutes ces années – et il y en a une kyrielle – sont régulièrement suivis, soignés, aidés par elle.
Philou est venu lui acheter des feuilles et de la poudre de moringa pour Tonton d’ailleurs. Nous voilà donc munis d’un immense sac de feuilles dans le pick-up et nous « demandons la route » mais il n’est pas question de repartir de chez elle sans déjeuner.
Il n’est pas question non plus de repartir sans passer par l’orphelinat (les enfants font la sieste, on ne les verra pas) puis par son terrain, une sorte d’oasis au milieu de la brousse avec de nombreux arbres encore verts alors que la saison sèche est bien installée. Et surprise ! Tout au fond… cinq ruches bien actives. Que peuvent-elles bien butiner en cette saison ? Difficile d’approcher trop près… Cathy, avec son châle noir et son tempérament aventurier, se retrouve aussitôt entourée de quelques abeilles agressives et se fait piquer trois fois au visage. Pas bien grave heureusement. Mais maintenant il faut vite faire la route.
Heureusement, le matin, nous avions pris la précaution de repasser à « Radio palabre » et avions vu Caroline qui nous avait renseigné sur les modalités de passage de communiqués à la radio. Une occasion pour faire la pub du CFA, notamment au moment de la rentrée. On apprend également que cette structure comporte de nombreuses autres activités : école maternelle et primaire, centre de formation mécanique, soudure…, école pour jeunes sourds, école de cuisine et le « bric-à-brac », sorte de magasin ou l’on vend de tout venu de France (« au revoir la France »). Pas étonnant, l’association fait partie des communautés Emmaüs.
Retour à la case. À propos, vous connaissez Charline Vanhoenacker, elle est arrivée hier chez Alain. Pour les fidèles de France-Inter, c’est cette jeune journaliste belge qui présentait le « septante cinq minutes » à partir de 11h cet été. Maintenant elle est productrice du 5/7 avec Eric Delveau… Une heure beaucoup trop matinale pour les retraités !
Mes deux lourdes valises sont prêtes… Il est 20h. Je dis au revoir aux hôtes et à notre hôte et direction l’aéroport pour un vol vers Paris via Brussel. Voyage agréable dans des avions à peine à moitié pleins.
Le choc thermique et climatique est toujours difficile : passer des 40° et pas beaucoup plus de 0% d’humidité de Ouaga aux 2° et brouillard parisien, c’est hard.

Publié dans:Afrique 2013 |on 16 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Jeudi 14 : dernières courses… tout le monde est gagnant

Bon, comme disent les africains avant de répondre à une question où ils doivent réfléchir… Bon, il faut bien passer par ce stade des derniers achats. Les bogolans étaient prêts et fidèles à ce que je souhaitais… Ce qui n’était pas gagné au regard des expériences passées avec Bolly. Cet artisan, Timba, est très sympa, il bosse bien et est fiable, il faut continuer à le faire travailler.
J’ai aussi beaucoup sympathisé et discuté avec un rasta qui fait de jolies petites peintures sur tissus. Il fait aussi des tee-shirt sur lequel il écrit à la main le discours de Martin Luther King, j’ai fait le rêve…, ou d’autres textes « révolutionnaires », dit-il, comme Matin brun… très sympa.
Auparavant, on avait retrouvé Martine et son copain pour un dernier tour dans les ruelles étroites du marché central, notamment chez Omar, puis autour du marché chez une dame à qui l’on prend régulièrement les cajous et autres fruits séchés…
Retour à la case pour un moment moins agréable, celui de l’emballage et de la répartition des objets artisanaux et autres produits dans les différentes valises. J’en profite pour faire les miennes car demain on n’aura pas le temps. Résultat : 22,5 Kg et 22 Kg, c’est pas mal, non ? J’espère que je n’aurai pas de problèmes avec la douane… Béa n’en a pas eu.
Ce soir, un vrai repas libanais chez Rabi. Toujours aussi bon, son taboulé, l’houmous, la purée d’aubergines, les keftas… Ça va être difficile de s’endormir avec le ventre plein. Comme Cathy est bien enrhumée, on a coupé assez court…
Ah ! Hier soir, comme vous l’avez deviné, on a diné au Fromager. Mon thon aux petits légumes était excellent.

Publié dans:Afrique 2013 |on 15 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Mercredi 13 : Kokologho, la journée des huiles (essentiel !)

Un baobab à Tintilou sur la route de KKLG

Un baobab à Tintilou sur la route de KKLG

Lever aux aurores ce matin pour filer dare-dare accueillir les huiles au CFA. D’abord le Président du Conseil régional à 9h, puis le directeur régional de l’Agriculture à 10h, tous deux nouvellement nommés.
Le premier visiteur, président du Conseil régional, est à l’heure mais ne dispose pas de beaucoup de temps. Il fait un tour très rapide de quelques bâtiments, le tout entrecoupé de nombreuses communications téléphoniques. Finalement, il remplit l’incontournable « livre d’or » sur lequel il s’engage à apporter tout son soutien au centre.
Le deuxième, directeur régional de l’Agriculture venu de Koudougou dans un beau pick-up Toyota avec chauffeur et clim, est accompagné d’un adjoint et de sa représentante locale de Kokologho (récemment nommée également). Ils ont droit à la visite complète commentée par Philou. Tout le monde se réunit ensuite autour de l’arbre à palabres. Le directeur fait une sorte d’éloge du centre, assure de son soutien pour appuyer des demandes d’aides adressés au Ministère de l’agriculture et transcrit tout sur le « livre d’or ».
Entre temps et comme c’est le jour des visites, c’est le tour de Martine et Jean-Michel (vous vous souvenez, on a dîné avec eux samedi dernier) d’arriver en taxi. Nouvelle visite du centre, cette fois-ci avec Ousmane, puisque nous sommes occupés avec les huiles essentielles et agricoles.
Après le départ des visiteurs, plusieurs mises au point avec les élèves (petit déjeuner, entreposage des cahiers, tour de vaisselle…) et avec les formateurs (tenue des stocks et des comptes, emplois du temps, contenus, pédagogie…). Il reste encore bien des choses à régler mais à chaque jour suffit sa peine.
Ah ! Je n’ai pas reparlé de l’électricité. Hier l’éclairage n’a pas été allumé, because (soit disant) batteries pas assez chargées. Bon, j’aurais aimé le savoir avant de promettre aux internes qu’ils auraient du jus. Donc problème récurent : le moulin ne tourne pas assez pour pouvoir accumuler suffisamment d’énergie pour 3 ou 4 heures d’éclairage des bâtiments. Nous revoilà au point mort, il faut trouver une solution : faire tourner le moteur au moins 1 heure par jour (est-ce suffisant?), installer des panneaux solaires en relai (mais pb de manipulation d’une énergie à l’autre) ou… Si jamais quelqu’un a des idées !
Il a fait encore plus chaud aujourd’hui, je me suis précipité sous la douche. Ce soir on va dîner à…

Publié dans:Afrique 2013 |on 13 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Mardi 12 : Kokologho, le courant passe

Des fringues « au revoir la France », quatre autres matelas bariolés, des bouteilles en plastique vides et bien d’autre matériels, voilà ce que nous chargeons dans le pick-up, tôt ce matin, avant de partir vers KKLG. Grâce au départ de Béa (oh, le vilain garçon !), nous avons un peu plus de place à l’arrière.
Comme vous ne le saviez pas, il n’y a pas d’électricité au centre. Cependant, depuis plus d’un an une « plateforme multifonctionelle » a été installée. Les gens du village viennent y apporter leurs grains (mil, maïs, sorgho…) et, grâce à un gros moteur qui actionne plusieurs machines (moulin, décortiqueuse…), ceux-ci sont moulus ou… en échange d’une modique somme. Quel rapport avec l’électricité ?? L’une des machines associée au moteur est un alternateur qui peut produire de l’électricité.
L’année dernière, en novembre, nous avions installé un système (batteries, chargeur, convertisseur, régulateur, répartiteur bipolaire…) permettant aux chambres d’être éclairées le soir et de pouvoir utiliser des ordinateurs. Quand nous sommes arrivés, la semaine dernière, on nous a dit que cela ne fonctionnait plus depuis… depuis… Impossible de savoir (des mois certainement). Donc, il fallait remette la main au jus et j’avais peur de ce que j’allais trouver.
Après de nombreux tests, il s’est avéré que le problème venait des disjoncteurs du tableau de distribution générale. J’ai donc éliminé les éléments défectueux, recablé et tout remis en ordre. Après vérifications et essais, ça marche de nouveau à condition de procéder correctement aux manœuvres. Il faut donc répéter les consignes de fonctionnement à Issaka, le responsable du moulin.
Après discussions avez les élèves, prise de connaissance des emplois du temps, du contenu des cours, de l’utilisation des cahiers et autres trucs pédagogiques, le temps a vite passé et nous voilà sur le chemin de retour. On passe faire un petit coucou à Natanael, celui qui tenait les chambres de l’ODE.
Ce soir, il faudra prendre notre douche à la lampe électrique car tout le quartier est dans le noir… et ça dure. On retrouve Rabi, notre ami libanais au Bar K… C’est meilleur que la fois précédente.
Au fait, hier on a dîné au Mystic café. On y mange notamment libanais. Pas mauvais mais pas exceptionnel. La vraie cuisine libanaise, ce sera jeudi soir, car Rabi nous a invité chez lui : on vous racontera peut-être.

Publié dans:Afrique 2013 |on 13 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Lundi 11 : les grands adieux

C’est le jour où nos amis s’en retournent chez eux… Vol Air France à 21h10. Mais surtout celui du départ de Béa… Vol Brussels Airlines à 22h50. Snif ! je suis triste, je vais me sentir seul.
Du coup, c’est la journée des dernières emplettes : des bricoles au Village artisanal, des fruits secs et moins secs au grand marché central, etc. Ca tombe bien, depuis deux jours la chaleur a augmenté et on frise les 40°. Mais c’est surtout le jour où on repartit les achats de Cathy et Philou dans les différents sacs pour profiter des 2 fois 23Kg par personne : bronzes excessivement lourds, masques encombrants, savons… et produits « Tonton d’ailleurs ». Béa est un peu inquiète car elle elle a pris 4Kg de poudre blanche et redoute la réaction des douaniers… Rassurez vous, cette poudre n’est, en fait… que de la poudre de baobab (du pain de singe).
Un peu de repos et vers 17h nous voilà tous partis pour une « performance » comme disent leurs initiatrices suisses (hôtes de la case, comme nous), aboutissement d’une action menée sur le recyclage des plastiques. Deux danseurs et une chanteuse/conteuse présentent un spectacle autour du thème des déchets, du rôle de la femme… Les gens arrivent petit à petit, beaucoup d’enfants… Un spectacle intéressant.
À cette heure, Francis, Corinne et Christine sont en phase d’embarquement. Béa met la dernière main à ses préparatifs de départ et va prendre sa douche. Après l’avoir accompagnée à l’aéroport, on ira dîner. Où ? Mystère.

Publié dans:Afrique 2013 |on 11 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Dimanche 10 : shopping à Ouaga

Démarrage lent, ce matin. J’ai dû choper un allergène quelconque en brousse. Du coup, j’ai le nez qui coule, comme une fontaine et la tête dans le coton.
Au grand marché, nous retrouvons Omar pour quelques achats de tissus. Un petit tour au centre artisanal pour constater que les bogolans avancent bien, puis au canal (qu’on appelle aussi Bagdad) pour prendre plusieurs séries de bracelets tissés.
Cette fois-ci, on ne tombe pas en panne sur la route d’ »Imagine », l’institut de Gaston Gaboré. On est dimanche mais le gardien nous ouvre exceptionnellement les portes, à la demande de Gaston (qu’on ne verra pas), pour visiter une exposition sur « le don de l’Afrique au monde ». Beaucoup de choses intéressantes mais une présentation qui découragerait le plus passionné de l’Afrique… Dommage.
On retrouve Francis, Corinne et Christine qui couchent à la case avant leur retour, demain, vers Bordeaux via Paris. Cela va de soit, ce soir on dîne tous ensemble au… Fromager.

Publié dans:Afrique 2013 |on 11 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Samedi 9 : Kinkirsgogo, le marché dans la brousse, c’est pas pour les gogos

Voici la recette pour vous rendre là-bas.
Les ingrédients d’abord : quatre petits blancs pas trop secs, un homme providentiel local, appelé Ousmane. Pour la cuisson : un vieux pick-up Toyota.
D’abord vous mettez tous les ingrédients dans le Toyota et vous le faites rouler, plein sud, sur le goudron de la route de Léo (vers le Ghana) pendant environ 1h. Sans aucune indication, une piste part à droite et Ousmane vous dit de la prendre. Vous mettez alors deux des petits blancs (pas encore desséchés), Béa et Philou par exemple, debout à l’arrière. Vous faites rouler le 4×4 (seul véhicule 4 roues – avec les camions – possible sur ce chemin), pas trop rapidement car la piste est irrégulière, au milieu d’une brousse arborée totalement déserte pendant une bonne demi-heure, le tout sans rencontrer personne…
Arrivés á un carrefour, il n’y a aucune indication mais il faut tourner à gauche. Alors là, le 4×4 est l’outil indispensable car la piste est défoncée… Même avec un 4×4 « parisien », ce serait la mort assurée. À partir de là, vous faites mijoter l’ensemble encore une petite demi-heure dans la brousse qui se transforme peu à peu en terres cultivées (mil, sorgho, coton, sésame…) mais toujours sans âme qui vive. Enfin quelques vélos, mobylettes et piétons apparaissent sur la piste… Quelques maisons sorties de nulle part et, au loin, une immense antenne rouge et blanche en forme de Tour Eiffel annoncent la fin de cuisson prochaine. Les deux petits blancs de l’extérieur sont à point… Ceux de l’intérieur guère plus frais. La deuxième face sera cuite au retour.
Trêve de plaisanterie, nous sommes Sibiri et venons voir Samedi… Non, c’est le contraire… Non, c’est pareil car Sibiri veut dire samedi en Moré (langue des Mossis, majoritaires dans la région).
C’est un ancien élève du centre, Sibiri donc, que nous visitons et nous en profitons pour aller à ce marché complètement perdu en brousse, au milieu de nulle part, qui draine des gens venus de très loin, de Ouaga même. Une sorte de marché de Caussade perdu au beau milieu du Causse du Larzac. Très typique.
La visite de Sibiri est plus qu’intéressante. Il a bien développé son exploitation avec plus de 70 poules, 50 pintades, 5 moutons dont 3 agneaux, 2 chèvres et deux chevreaux… et, avec la vente d’une centaine de poules, il s’est acheté deux vaches. En plus, son père lui a installé un moulin, un revenu assuré pour vivre. Donc, pas de souci pour son avenir… Il a tout compris.
Retour sur Ouaga, avec un passage chez le sculpteur Amara, grand spécialiste des éléphants en ivoire. Le soir, on retourne à (presque) notre cantine, au Fromager, avec deux personnes des Landes qui mènent des actions d’aide depuis de longues années au Burkina.

Publié dans:Afrique 2013 |on 10 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Vendredi 8 : tourisme à Koudougou / 2ème acte

Cathy et Philou doivent rencontrer le nouveau président du Conseil régional pour lui présenter le CFA. Nous profitons du voyage et retrouvons Francis, Corinne et Christine à Koudougou. Il est prévu d’aller chez un bronzier voir couler des bronzes (pas d’allusions scatologiques, SVP) mais on est en Afrique et, quand on arrive, ce n’est plus au programme. On continue donc notre chemin pour aller chez une productrice de feuilles de moringa, feuilles dont les qualités nutritives sont exceptionnelles (Cf site de Tonton d’ailleurs, site de l’activité professionnelle de Philou, en lien). Visite intéressante. Enfin, on se rend au siège d’une association qui, entre autre, gère une radio « radio palabres ». Mais la responsable, Caroline, s’est absentée et, quand elle revient, il est temps pour nous de partir. On a ses coordonnées, on y reviendra seuls la semaine prochaine.
Francis nous accompagne à Kokologho, avec sa voiture de ministre (un 4×4 Toyota moderne), afin de finaliser la suite des constructions. Béa et moi profitons du confort et de la clim sur le trajet. Décidément, le centre n’est pas à l’image de ce que l’on pouvait en espérer : toujours rien au jardin, peu d’activité, élèves en train d’arroser mais sans surveillance, des arbres délaissés (pas arrosés, branches arrachées et non taillées…), de nombreux détritus traînant sur le sol… Un centre que l’on n’a pas vraiment envie de montrer dans cet état à des visiteurs de marque. Il va falloir prendre des décisions drastiques.
Retour à Ouaga, etc… Ce soir on dîne chez Aboussouan avec Rabi, un de nos amis libanais. C’est bon mais comme c’est un vrai maquis, on attend longtemps et on mange quasiment dans le noir.

Publié dans:Afrique 2013 |on 10 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Jeudi 7 : panne en pleine course

Des journées sans rebondissement, c’est pas drôle. Cet AM, Philou nous a fait le coup de la panne sur Charles de Gaulle au moment où on allait retrouver Gaston Gaboré, un des grands du cinéma Burkinabé. Un problème de freins sans doute qui provoque un bruit d’enfer. Aussitôt, un coup de tel à Ousmane et le temps pour Cathy, Béa et moi (Philou est resté près de la voiture) d’aller à l’hôtel Azalaï (nous on l’appelle toujours de son ancien nom, hôtel Indépendance, *****) et de prendre tranquillement un verre au bord de la piscine et les voici qui reviennent le problème résolu, provisoirement, car il faudra qu’Ousmane, notre homme providentiel, réintervienne à notre retour devant la Case d’hôtes.
Sinon, la journée fut encore celle des courses chez les artisans. D’abord en retournant au marché central pour constater avec plaisir qu’Omar est revenu d’Abidjan. On le taxera de deux chemises au passage. Béa en profitera également pour acheter quelques pagnes de coton pour faire sa housse de couette et quelques autre fanfreluches. Quant à moi, j’ai réussi à négocier mes deux bogolans à 32000F soit environ 45€, c’est bien. Ici, on fonctionne sur la confiance : je lui ai donné 20000F d’avance et il doit les faire pour jeudi… Inch´allah.
Cathy et Philou, eux, continuent leurs achats pour les expos… Encore une vingtaine de bronzes, quelques bijoux (seulement car les touaregs ne sont pas là et on ne trouve pas d’argent) et autres bricoles.
Le soir, Béa et moi, on s’est régalé avec le poulet Yassa de la pizzeria Terra Nostra.

Publié dans:Afrique 2013 |on 8 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Mercredi 6 : tourisme à Koudougou et…

Ici le jour se lève vers 5h30 et se couche vers 18h. Le vie est donc plus sur le matin par rapport à la France (en cette saison). Certes on est en vacances mais il faut bien s’adapter à la réalité. Donc, ce matin, départ à 7h30 pour retrouver Francis, Corinne et Christine à Koudougou.
Mais la route passe par Kokologho et il n’est pas question d’y passer sans faire un crochet au CFA. D’autant plus qu’Ousmane a acheté du matériel qu’on doit déposer au Centre. À notre arrivée, vers 8h30, tout le monde semble au travail : un groupe en classe avec un formateur, un autre aux travaux agricoles sous la surveillance (peu participante) de l’autre. C’est plutôt positif.
Après deux heures de route au total, Koudougou semble une ville plus calme, moins polluée que Ouaga. L’auberge où sont nos amis, construite par Francis avec un entrepreneur local, est plutôt agréable. Notre objectif est d’aller vers Dedougou pour voir les fumeuses de poisson sur la Volta et un village de potiers, Tcheriba. Encore une bonne heure de « piste », devenue en très grande partie une route goudronnée au grand regret nostalgique de tous nos amis.
Des fumeuses, on n’en a pas trouvé… Est-ce le grand mouvement anti-fumeur qui est arrivé jusqu’ici. Heureusement, les potiers sont encore là et, de plus, c’est jour de marché au village. Ballade dans le marché, autour de mosquée puis chez les potiers installés le long de la route. Chacun trouve son bonheur à des prix défiant toute concurrence : le grand bol à 250F soit 40 centimes d’Euros… C’est moins cher qu’à La Borne.
Retour à Koudougou, puis à Kokologho pour déposer du bois acheté sur la route : un groupe est en classe mais les autres se baladent inoccupés dans le centre pendant que le formateur est seul dans une salle devant son ordinateur !!!
Enfin Ouaga. Beaucoup de kilomètres, quand même, on mérite bien notre repos.
Ce soir on retourne dîner avec bonheur au Fromager avec Françoise dont on reparlera plus tard.

Publié dans:Afrique 2013 |on 6 novembre, 2013 |Pas de commentaires »
12

Voyagebombayinde |
fridaynow998d |
Clarisse erasmus à poznan |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | The right way to improve yo...
| Melaustralian
| HOME SITTING 16